Politique

Assemblée nationale : François de Rugy s’installe au perchoir

Lors de sa séance inaugurale, l’Assemblée nationale a élu son nouveau président. C’est François de Rugy, soutenu par La République en marche!, qui l’a emporté.

À 43 ans, François de Rugy devient le quatrième personnage de l’État en accédant à la présidence de l’Assemblée nationale ce mardi 27 juin.

Pourtant, il y a à peine un an, celui qui fut adjoint de Jean-Marc Ayrault, alors maire de Nantes, et vice-président de la communauté urbaine Nantes Métropole, était quasiment inconnu du grand public.

Néanmoins, ses prestations lors des débats télévisés de la primaire de la gauche avaient contribué à le faire connaître.

Or, en février, contredisant l’engagement qu’il avait pris de soutenir le vainqueur, Benoît Hamon, il avait décidé de se ranger derrière Emmanuel Macron :

Je préfère la cohérence à l’obéissance.

Avait-il alors justifié

Elu à 353 voix sur les 543 suffrages exprimés

A 15 heures précises, Bernard Brochant, le doyen de l’Assemblée nationale, a officiellement ouvert la 15ème législature de la 5ème République.

Il a ensuite prononcé la constitution du bureau d’âge, composé des six plus jeunes députés, à commencer par le benjamin, Ludovic Pajot, 23 ans, élu Front national du Pas-de-Calais.

A noter que pour cette séance inaugurale, les députés étaient assis dans l’hémicycle par ordre alphabétique.

Ainsi, le candidat de La République En Marche! a reçu 353 voix sur les 543 suffrages exprimés.

Jean-Charles Taugourdeau, soutenu par Les Républicains, a reçu 94 suffrages des députés.

Quant à Laure de la Raudière, candidate des constructifs des Républicains et de l’UDI, a obtenu 34 voix.

Elle a devancé Laurence Dumont, du Parti socialiste avec 32 voix.

Enfin, Caroline Fiat, soutenue par la France insoumise et le PCF a obtenu 30 voix.

« De la sérénité et du respect dans les débats »

D’ores et déjà, la tâche ne s’annonce pas aisée pour ce père de deux enfants.

Il devra tenir la large majorité REM tout en s’imposant lors des débats face à des personnalités fortes telles que Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon.

L’Assemblée ne doit plus être un lieu de provocations et d’anathèmes. Un théâtre d’excès et de caricatures. Il faut remettre de la sérénité et du respect dans les débats.

Avait-il d’ailleurs écrit sur son compte Facebook le 26 juin.

Enfin, celui que se dit favorable à une réduction du nombre de députés, a de nombreuses fois affiché sa volonté d’introduire la proportionnelle.

Mais il souhaite également rendre le Palais Bourbon plus transparent en « remettant sur la table » la retraite des parlementaires. Ainsi que la protection sociale en fin de mandat, les notes de frais. En passant par les règles d’emploi et statut des collaborateurs parlementaires, et les immunités parlementaires.

Une mission difficile pour François de Rugy qui ne sera probablement plus en poste à la fin de la législature, en 2022.

En effet, le Perchoir et tous les autres postes à responsabilité de la République En Marche ! à l’Assemblée nationale seront en effet remis en jeu à mi-mandat. Soit dans deux ans et demi, a annoncé mardi le président du groupe majoritaire, Richard Ferrand.

Publié le mercredi 28 juin 2017 à 10:03, modifications mercredi 28 juin 2017 à 7:47

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