Politique

Anne Hidalgo dénonce publiquement le sexisme du maire du Plessis-Robinson

L’édile de Paris a adressé un courrier au maire du Plessis-Robinson alors qu’il avait tenu des propos sexistes à son égard.

Anne Hidalgo n’a pas du tout apprécié les propos tenus par Philippe Pemezec (Les Républicains), le maire du Plessis-Robinson (dans les Hauts-de-Seine) et elle l’a fait savoir au travers d’une lettre au ton courroucé.

Elle l’y accuse d’avoir tenu un discours sexiste à son endroit à l’occasion du lancement du chantier du Grand Paris Express qui s’est tenu à Clamart, samedi 11 juin.

Alors que l’ambiance semblait chaleureuse, Philippe Pemezec aurait lancé à l’assemblée :

Qu’est-ce qu’ils ont tous à se précipiter autour d’elle, tous ces mecs ? Ils sont comme ‘un tel’, à vouloir se faire tailler des pipes par Hidalgo.

Déplorant un comportement « manifestement sexiste », la maire de Paris a estimé que ses propos, confirmés par des témoins de la scène, étaient assimilables à des injures. De ce fait, ils devaient être rendus publics comme l’illustration d’une chronique du sexisme ordinaire.

Anne Hidalgo a conclu son courrier en disant « ne pas désespérer de recevoir des excuses ».

Bien entendu, la réponse de Philippe Pemezec ne s’est pas faite attendre. L’élu a posté à son tour une lettre adressée à Anne Hidalgo.

On peut y lire qu’à aucun moment il nie les faits reprochés et qu’il n’en exprime pas le moindre regret.

A l’inverse, il attaque la maire de Paris sur cette démarche qu’il qualifie de « calculée » et sur le travail de « défiguration » qu’elle exécute sur Paris et l’Île de France au travers du « monstre technocratique » qu’est la Métropole du Grand Paris.

A ce sujet, il rappelle que Jean-Marc Germain, député Parti Socialiste de la 12ème circonscription des Hauts-de-Seine, mais également mari d’Anne Hidalgo sera son adversaire aux prochaines élections législatives. Ainsi, pour le maire du Plessis-Robinson, la missive de la maire de Paris viserait uniquement à le décrédibiliser en vue de cette future bataille électorale.

De son côté, Anne Hidalgo a maintenu sa décision de rendre publiques ces injures pour ne plus laisser passer ces propos sexistes.

Je dois à toutes celles qui ont à les subir, comme au respect que m’inspire la fonction de maire, de dénoncer publiquement ce que vous appellerez sans doute des gauloiseries et que j’assimile moins poétiquement à des injures.

Publié le mercredi 15 juin 2016 à 16:41, modifications mercredi 15 juin 2016 à 17:12

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