Politique

En Algérie, Emmanuel Macron dénonce la colonisation

Tollé à droite

Emmanuel Macron a qualifié la colonisation française de « crime contre l’humanité ». Il s’est attiré les foudres d’élus des Républicains et du Front national.

En marge de son déplacement en Algérie, Emmanuel Macron a accordé une interview au média local Echourouk News, mardi 14 février. A cette occasion, il est revenu sur un sujet encore douloureux entre la France et l’Algérie. Il a en effet dénoncé la colonisation.

C’est un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie, et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes.

A-t-il dénoncé.

Des mots très forts, mais qui ne traduisent pas une condamnation sans réserve pour autant.

En effet, le leader d’En marche! A tempéré ses propos dans la foulée, empruntant ce qu’il a lui-même appelé un «chemin de crête».

En même temps, il ne faut pas balayer tout ce passé, et je ne regrette pas cela parce qu’il y a une jolie formule qui vaut pour l’Algérie: La France a installé les Droits de l’Homme en Algérie.

A-t-il exhorté, dans une sorte de synthèse.

Emmanuel Macron est également revenu sur des propos qu’il avait tenus en novembre dernier, lors de la sortie de son livre, Révolution.

Oui, en Algérie, il y a eu la torture, mais aussi l’émergence d’un État, de richesses, de classes moyennes, c’est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie.

A ainsi jugé l’ancien ministre de l’Economie, provoquant une vive polémique.

En effet, ces propos ont fait bondir des responsables des Républicains et du Front national.

« Indigne », pour François Fillon

Le candidat à droite a vivement a réagi, mercredi 15 février, lors d’un meeting à Compiègne (dans l’Oise). Il a évoqué une « repentance permanente indigne ».

Avant lui, d’autres élus des Républicains avaient condamné les propos de l’ex ministre de l’Economie. Le député sarkozyste Eric Ciotti a évoqué « une faute politique et historique grave ! ».

«Opposer les Français, ressortir ces histoires pour diviser, pour remobiliser, je vois bien les soucis électoraux qu’il y a derrière tout ça. Ce n’est pas digne d’un chef d’Etat d’aller agiter des cicatrices qui sont encore très douloureuses.

A de son côté déclaré Jean-Pierre Raffarin sur BFMTV.

Pour Wallerand de Saint-Just, le trésorier du Front national, c’est une trahison. Selon lui, Emmanuel Macron, « tire dans le dos de la France ».

Après cette vague d’indignation, Emmanuel Macron a réagi, mercredi, en fin d’après-midi sur Twitter.

Non je ne regrette pas ces propos, ils ont été sortis de leur contexte parce que je ne parlais pas que de l’Algérie.

A-t-il ensuite assuré.

Toutefois, il a exhorté à ce qu’on ne lise pas ses propos «comme des éléments qui nient le fait de la colonisation et sa barbarie.

Si certains l’ont vu comme tel, je m’en excuse auprès d’eux.

Publié le jeudi 16 février 2017 à 10:16, modifications jeudi 16 février 2017 à 10:16

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