Politique

Alain Juppé répond après la polémique du « Prisunic »

Depuis dimanche, Alain Juppé est au centre de nombreuses critiques après que ce dernier ait une nouvelle fois fait référence à l’ancienne enseigne Prisunic. Accusé d’être « déconnecté des réalités », le candidat à la primaire de droite à tenu à répondre publiquement…

Décidément, les candidats à la primaire de droite semblent avoir quelques ajustements à faire dans leur communication. Ainsi, quelques semaines à peine après Jean-François Copé et ses fameux pains au chocolats à « 10 ou 15 centimes d’euros », c’est désormais au tour d’Alain Juppé d’être au centre de moqueries. La raison ? Interrogé dimanche 13 novembre sur France 3, le maire de Bordeaux a notamment lancé :

Est-ce que tout le monde va toucher le revenu universel, de madame Bettencourt jusqu’à la vendeuse de Prisunic ?

Il n’en fallait pas plus pour que certains voient en cette référence passée – l’enseigne Prisunic n’existe plus depuis 2002 – la preuve qu’Alain Juppé est « déconnecté des réalités ». Hier, c’est donc sur RTL que le chouchou des sondages est revenu sur cette polémique, affirmant :

Je voudrais vous rassurer tout à fait – (et) je salue la vigilance des observateurs – (mais) je fais mes courses moi-même à Bordeaux, hein. Et je ne vais effectivement pas au Prisunic, je vais à Monoprix, je vais à Auchan, et je vais à Simply Market ou à Carrefour Market. Donc si vous voulez, on ira les faire ensemble, vous (verrez) que je vis dans le monde réel et (que) je fais la queue à la caisse de ces différents magasins.

Avant d’ajouter non sans une certaine ironie :

Je bats ma coulpe, j’ai fait une énorme connerie, c’est épouvantable, ça disqualifie ma candidature à la présidence de la République, je le reconnais volontiers…

Appelant ensuite à plus de sérieux face à cet épisode qu’il juge « anecdotique », l’édile girondin a conclu :

Arrêtons de caricaturer. Les hommes politiques ne vivent pas comme ça, dans une espèce de donjon extérieur. Et quand on est maire depuis 20 ans, je préfère vous dire qu’on sait ce que c’est que… pardon, à nouveau, les “supérettes de proximité”. Mais c’est peut-être plus comme ça que ça s’appelle ? Hmm, je ne sais pas.

Une petite pirouette humoristique qui cache finalement assez mal l’agacement du maire de Bordeaux quant à cette « affaire Prisunic ».

Publié le mardi 15 novembre 2016 à 8:56, modifications mardi 15 novembre 2016 à 8:22

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