Politique

A Nice, Marine Le Pen énonce les grandes lignes d’une « autre Europe »

Ce 1er mai, Marine Le Pen était à Nice pour un rassemblement organisé par le Mouvement Europe des nations et des libertés. L’idée d’une sortie de la France de l’Union européenne, leitmotiv de sa campagne présidentielle, ne semble plus être sa priorité.

Jean-Marie Le Pen a rendu ce mardi 1er mai son traditionnel hommage à Jeanne d’Arc à Paris.

De son côté, la présidente du Front national, Marine Le Pen a rompu avec les coutumes du parti en célébrant la fête du Travail à Nice (dans les Alpes-Maritimes), en compagnie de ses « alliés européens ».

Un rassemble populistes

En premier lieu, Marine Le Pen a déposé une gerbe au pied d’une statue de Jeanne d’Arc à Cannes.

L’occasion pour la présidente du futur Rassemblement national de rendre un hommage appuyé à la « belle opération de communication » du mouvement radical Génération Identitaire. Pour rappel, des militants de l’association ont mené sous la bannière « Défend Europe » des actions anti-migrants dans les Hautes-Alpes le week-end du 22 et 23 avril.

Après cela, Marine Le Pen a accueilli à Nice ses alliés européens pour défendre une « autre Europe » des nations, actant un changement de doctrine du Front national à cet égard. Ainsi, la présidente du Front national a livré au micro de France Bleu Azur sa vision de l’Europe :

L’Union européenne aujourd’hui entraîne des conséquences catastrophiques pour notre pays. Or une autre Europe est possible, l’union des nations européennes que nous appelons de nos vœux.

Il semble donc que l’idée d’une sortie de la France de l’Union européenne, point central de sa campagne présidentielle, ne soit plus une priorité.

L’Europe est une bonne idée et l’Union européenne est en train de la tuer.

A finalement regretté la finaliste de la présidentielle.

La présidente du Front national a ensuite participé à un rassemblement organisé par le Mouvement Europe des nations et des libertés (MENL). Elle a retrouvé le secrétaire général du FPÖ autrichien, Harald Vilimsky et l’ancien dirigeant du Vlaams Belang belge, Gerolf Annemans. Celui-ci est également l’actuel président du MENL.

Christian Estrosi dénonce un rassemblement nauséabond

Marine Le Pen, qui peine à concrétiser sa stratégie d’alliances en France, entend profiter de ce rassemblement pour diffuser sa nouvelle doctrine concernant l’Union européenne, en vue des élections européennes de 2019 :

Il n’est pas possible de se soumettre à cette Europe carcérale. Une Europe qui fait du chantage, une Europe qui menace. Une Europe qui condamne. Alors même que les peuples ont exprimé à de multiples reprises leur rejet des politiques économiques de l’Union européenne. Des politiques migratoires de l’Union européenne…

Après avoir publié une tribune contre ce rassemblement, le maire de Nice Christian Estrosi a de nouveau exprimé son mécontentement ce mardi 1er mai sur Europe 1.

C’est terrifiant de voir au fond le vrai visage du FN. En invitant des gens aussi sulfureux, on mesure tout de suite ce que ça peut représenter.

A-t-il tempêté. Dénonçant notamment « les Flamands du Vlaams Belang dont des cadres honorent des soldats ayant servi aux côtés des SS ». En guise de réponse, Marine Le Pen l’a qualifié de « vieux gauchiste ».

 

 

Publié le mardi 1 mai 2018 à 16:10, modifications mardi 1 mai 2018 à 16:07

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