Politique

Kit de survie administratif : L’appli qui soigne Thomas Thévenoud

Thomas Thévenoud, dont la « phobie administrative » a tant fait couler d’encre, suit désormais sur les réseaux sociaux l’application Shine qui se présente comme « un kit de survie administratif pour les indépendants ».

Thomas Thévenoud, l’éphémère secrétaire d’Etat au Commerce extérieur sous le quinquennat de François Hollande, a été condamné le 31 janvier dernier en appel à un an de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité pour fraude fiscale. Or, il semble que l’ancien député de Saône-et-Loire a trouvé une application qui pourrait soigner sa « phobie administrative ».

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Ainsi, dimanche 4 mars, le site 20minutes a relevé que Thomas Thévenoud suit sur Twitter et LinkedIn l’application Shine.

Elle propose « un kit de survie administratif pour les indépendants », a souligné le journal d’informations. En effet, sur son site, la nouvelle application explique qu’elle « libère les indépendants de leurs tâches administratives, pour permettre à chacun de travailler en toute sérénité ».

Pourtant, au delà de la situation qui peut prêter à sourire, l’application mobile Shine est une réelle aide pour ses usagers. Celle-ci se veut tout d’abord être un compte bancaire pour les travailleurs indépendants. Le logiciel propose notamment de lier une carte MasterCard à l’activité professionnelle, avec la possiblité de la bloquer en ligne en cas de perte. Parmi les autres fonctionnalités intégrées à Shine, il est possible de consulter les rentrées d’argent. Ainsi que de faire des factures en ligne sans avoir de paperasses à remplir. De plus, à chaque échéance de prévue, l’application indique le montant à payer ainsi que le détail de celui-ci.

L’affaire Thomas Thévenoud avait marqué le quinquennat de François Hollande en 2014. Alors que le secrétaire d’Etat venait d’intégrer le gouvernement, la presse avaient révélé ses problèmes avec le fisc. En effet, en 2012, le couple Thévenoud n’avait pas rempli de déclaration de revenus. Et avait, en outre, accumulé des retards au cours des années précédentes, en 2009, 2010, 2011 et 2013. Pour se défendre, le secrétaire d’Etat avait avancé une « phobie administrative ». Celle-ci le poussait à reporter systématiquement à plus tard les démarches. Or, celui qui a repris ses études de droit pour devenir avocat a d’ailleurs déposé, en septembre 2014, la marque « phobie administrative » auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI).

 

Publié le mardi 6 mars 2018 à 14:31, modifications mardi 6 mars 2018 à 11:51

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