Politique

Forte chute de popularité pour Emmanuel Macron : La fin de l’état de grâce ?

Comme ses prédécesseurs, Emmanuel Macron a profité d’un état de grâce à la suite de son élection, avant de voir sa cote de popularité chuter brutalement ces derniers jours.

La cote de popularité d’Emmanuel Macron a baissé de 10 points en un mois.

En effet, selon le dernier baromètre de l’IFOP pour le Journal du Dimanche publié dimanche 23 juillet, le taux de confiance est passé de 64 à 54%.

Ainsi, après son élection, le chef de l’État culminait à 62% d’opinions favorables concernant son action. En juin, il avait même gagné deux points, atteignant 64%. Désormais, ce sont 54% des Français qui se disent satisfaits de son action.

Cette chute, au lendemain d’une élection présidentielle, est l’une des plus spectaculaires jamais enregistrées, depuis Jacques Chirac en 1995, a souligné le JDD.

D’autant plus qu’elle intervient alors qu’aucune mesure de redressement, par nature impopulaire, n’a encore été adoptée ou mise en vigueur.

Dans les détails, Emmanuel Macron « dévisse » chez les plus de 65 ans (-11 points), et chez les fonctionnaires (-18 points).

Cependant, il décroche aussi bien dans l’électorat socialiste (12 points) que dans ceux de la droite et du MoDem (-11 et -25 points).

Simultanément à la baisse de popularité d’Emmanuel Macron, Édouard Philippe a lui aussi perdu quelques points dans les sondages.

D’après le baromètre de l’exécutif de l’Ifop, le Premier Ministre perd huit points sur la même période, passant ainsi de 64% à 56% de satisfaits.

Pour Bruno Jeanbart, le directeur général adjoint d’OpinionWay, l’hyperprésidence un temps souhaitée par les Français pourrait être, à terme, un « souci » car cela ôte le rôle de « fusible » du Premier ministre.

Bref, un résultat sans appel, selon le JDD, qui titre que « l’état de grâce est déjà fini ».

Couacs en série

Politique contestée sur l’annonce de la hausse de la CSG et la suppression de l’ISF, qui a de nouveau attisé les soupçons d’injustice sociale. Baisse mensuelle de 5 euros sur les aides au logement. Episode chaotique qui a opposé Emmanuel Macron au chef d’état-major des armées Pierre de Villiers qui a fini par démissionner.

Bref, les nuages s’amoncellent au dessus d’Emmanuel Macron.

Le Président qui semblait jusqu’ici surfer sur la vague de son état de grâce et d’une communication parfaitement maîtrisée multiplie les faux pas. Et son gouvernement enchaîne les annonces de mesures impopulaires.

En outre, la mise en scène de la communication du Président de la République, un jour en sous-marinier, et le lendemain en aviateur, semble commencer par agacer.

Guillaume Perrault, grand reporter au Figaro, a étayé cette analyse en évoquant un problème de stylé présidentiel rencontré par Emmanuel Macron.

Cette mise en scène permanente de soi-même. Un jour en tenue de sous-marinier dans un sous-marin, le lendemain en pilote de chasse. Les Français se posent des questions. Est-ce qu’il n’y a pas le syndrome de la grosse tête? Est-ce que l’encens ne monte pas vers l’Elysée? Et n’y a-t-il pas un peu de narcissisme ?

S’est interrogé le journaliste.

La patine de l’image renvoyée par le Président de la République dans les médias aurait ainsi quelque chose de plus en plus envahissant.

Je pense que Jupiter va devoir redescendre sur Terre.

A conclu Guillaume Perrault.

Premiers frondeurs chez En Marche ? 

Cependant, les ennuis pour Emmanuel Macron ne se limitent pas à ces quelques couacs.

Comme l’a rapporté Le Parisien, des militants de La République En Marche ont annoncé avoir saisi la justice pour obtenir l’annulation du vote électronique des statuts de la République en marche.

Ainsi, une trentaine de marcheurs ont déposé un recours en référé devant le tribunal de grande instance de Créteil. Ce scrutin a démarré dimanche 23 juillet et doit durer jusqu’au 31 juillet.

Les plaignants dénoncent un manque de démocratie en interne, affirmant que les nouveaux statuts ont été soumis au vote en dépit du délai légal prévu par les textes de la République en marche.

Ces militants mécontents veulent obtenir le report du vote en décembre par le juge des référés. Ils dénoncent des statuts communiqués par la direction qui « n’ont plus rien à voir avec l’esprit d’En Marche! ».

Certains ont précisé :

Les premiers témoignages de députés sur le fonctionnement du groupe à l’Assemblée ne nous rassuraient pas vraiment.

Enfin, Laurent Bodin de l’Alsace suggère de

vite restaurer une image écornée par un style cassant. Qui ne sied pas au nécessaire rassemblement qu’implique l’effort demandé au pays pour permettre son redressement.

Publié le mardi 25 juillet 2017 à 9:03, modifications mardi 25 juillet 2017 à 8:25

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