Politique

Affaire Ferrand : Perquisition au siège des Mutuelles de Bretagne

Un jour après l’ouverture d’une enquête préliminaire sur l’affaire Ferrand, une perquisition a été menée aux Mutuelles de Bretagne jeudi 1er juin.

Mercredi 31 mai, le parquet de Brest ouvrait une enquête préliminaire sur l’affaire Ferrand.

Or, selon une information du Télégramme, dès le lendemain, jeudi 1er juin, une perquisition était menée aux Mutuelles de Bretagne.

Le quotidien régional a indiqué sur son site internet qu’elle a duré plus de quatre heures et de nombreux documents ont été saisis.

Ces recherches, menées par la police judiciaire de Rennes, doivent permettre de trouver des documents ou éléments qui accréditeront ou invalideront les faits rapportés par la presse concernant Richard Ferrand, l’actuel ministre de la Cohésion des territoires.

Montage immobilier

En effet, l’enquête devra faire la lumière sur un montage immobilier réalisé en 2011, à une époque où l’actuel ministre dirigeait les Mutuelles de Bretagne.

Pour rappel, Le Canard enchaîné avait révélé fin mai que l’organisme louait des locaux appartenant à la compagne de Richard Ferrand. Cet article avait alors fait naître un soupçon de favoritisme. Une affaire délicate dans un contexte rendu particulièrement sensible par les nombreux dossiers d’emplois présumés fictifs.

Ainsi, en 2011, les Mutuelles de Bretagne avaient souhaité louer des bâtiments commerciaux, à Brest. L’objectif étant d’ouvrir localement un centre de soins. L’entreprise avait choisi, entre trois propositions, celle d’une société civile immobilière (SCI) appartenant à la compagne du ministre, Sandrine Doucen.

Or, en plus de bénéficier d’une rénovation complète des locaux par la mutuelle pour 184.000 €, la SCI est devenue propriétaire d’un bien acheté entièrement à crédit (402.000 €). Mais en réalité financé par les loyers (42.000 € par an).

En outre, d’autres déclarations ont fait état de mélange des genres alors que Richard Ferrand, une fois élu député, est resté chargé de mission des Mutuelles en échange d’une rémunération.

De plus, il aurait, à cette époque, défendu une proposition de loi favorable aux Mutuelles de Bretagne.

Malgré cela, le gouvernement d’Edouard Philippe a exclu toute démission. Préférant parler d’une question de morale, et non de justice.

Pourtant, ces nouvelles révélations ont encore fragilisé le Ministre, non seulement bras droit d’Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle. Mais actuellement en campagne dans la sixième circonscription du Finistère pour les élections législatives.

Publié le mercredi 7 juin 2017 à 11:03, modifications mercredi 7 juin 2017 à 11:02

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