Politique

Quand Xavier Bertrand étrille Nicolas Dupont-Aignan

Alors que Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan ont conclu un accord de gouvernement si la candidate frontiste est élue le 7 mai prochain, Xavier Bertrand a dénoncé « des petits arrangements ».

La décision de Nicolas Dupont-Aignan de rejoindre Marine Le Pen pour le second tour de l’élection présidentielle fait couler beaucoup d’encre et reste en travers de la gorge de plusieurs élus du parti Les Républicains. Et Xavier Bertrand fait partie de ceux-là.

Invité à s’exprimer concernant ce soutien sur la chaîne BFMTV ce dimanche 30 avril, le président Les Républicains de la région Hauts-de-France a fermement condamné cette décision.

Ainsi Xavier Bertrand, qui a appelé à voter pour Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle face au Front national a estimé que le « marchandage » entre Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen les « rapproche encore plus du pouvoir ».

Il a notamment fait référence à l’héritage gaulliste revendiqué par le président de Debout la France.

Ce sont des petits arrangements

A déclaré l’ancien ministre du Travail avant de sous-entendre :

Monsieur Dupont-Aignan dit à Madame Le Pen : ‘Je n’ai pas fait 5%. Si vous pouvez éponger mes dettes de la présidentielle et puis, si je peux avoir des places pour les législatives’. Lui qui se disait gaulliste. Vous vous rappelez de ce que disait le général de Gaulle. ‘Ceux qui font leur petite soupe sur leur petit feu’. Elle est où la France dans tout ça ?

En effet, avec 4,7% des voix au premier tour, Nicolas Dupont-Aignan ne sera pas remboursé de ses frais de campagne.

Or, Xavier Bertrand a clairement laissé entendre que le leader de Debout la France aurait passé cet accord avec Marine Le Pen si cette dernière s’engageait à « éponger ses dettes ».

« Se proclamer comme de Gaulle et finir comme Pierre Laval »

Mais l’élu Les Républicains n’a pas mâché ses mots et a lâché une violente charge contre Nicolas Dupont-Aignan :

Quand on voulait se proclamer comme le général De Gaulle et qu’on finit comme Pierre Laval. C’est ça le destin de monsieur Dupont-Aignan?

Xavier Bertrand faisant ici référence au vice-président du Conseil des ministres pendant le gouvernement de Vichy qui fut fusillé à la Libération pour avoir collaboré avec l’Allemagne nazie.

Des accusations vivement réfutées par Marion Maréchal-Le Pen, qui lui a succédé sur le plateau de BFM Politique

Il n’y a pas d’accord financier entre Nicolas Dupont-Aignan et nous-mêmes. Il y a un accord politique tout simplement.

Publié le lundi 1 mai 2017 à 9:56, modifications dimanche 30 avril 2017 à 22:42

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