Politique

20 radicalisés expulsés en 2017, un “record” pour Gérard Collomb

Le ministre de l’Intérieur défend son bilan de lutte contre la radicalisation tout en expliquant pourquoi on ne peut pas incarcérer les fichés S.

Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur défend son bilan 2017 face aux attaques menées par la droite et l’extrême-droite. Alors que tous réclament notamment l’incarcération des fichés S, il répète pourquoi, c’est “impossible”.

Des attaques difficilement prévisibles

Une semaine après les attaques terroristes de Trèbes, c’est un long entretien que Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur accorde à nos collègues de Ouest-France. L’objectif ? Se défendre face aux attaques dont il est victime de la part de l’opposition sur la supposée inaction du gouvernement.

Deux points se dégagent principalement. Tout d’abord, le nombre d’étrangers radicalisés. Une mesure réclamée, mais qui serait déjà effective selon lui. Il revendique ainsi l’expulsion de 20 étrangers radicalisés en 2017. Un “chiffre jamais atteint auparavant” selon lui. Il ne donne toutefois pas de détails sur la nationalité ou l’identité de ceux-ci. Le même chiffre revient par ailleurs quant au nombre d’attentats déjoués en 2017. Deux autres auraient déjà été stoppés depuis le début de l’année.

L’autre débat est celui des “fichés S”. Alors qu’une majorité des Français seraient favorables à la rétention administrative des plus dangereux, Gérard Collomb insiste sur la notion de culpabilité.

Mettre en prison les 26 000 fichés S, ou ceux qu’on jugerait dangereux est impossible, car l’inscription dans un fichier n’est pas une preuve de culpabilité. Frédéric Péchenard (élu LR et ex-directeur de la police nationale), qui n’est pas réputé pour être laxiste, le dit lui-même.

Publié le dimanche 1 avril 2018 à 10:40, modifications dimanche 1 avril 2018 à 10:10

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