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Polémique : Une agression sexuelle prise à la rigolade à la SCNF : “Bah elle est pas morte !”

La SNCF est au coeur d’une polémique. Un membre du personnel de gare aurait tenu des propos choquants après l’agression sexuelle présumée d’une voyageuse. Ce dernier l’aurait fait sur le ton de l’humour mais visiblement la blague n’est pas passée sur les réseaux sociaux.

La SNCF se serait bien passé de ce genre de publicité. Et pour cause, un témoignage publié le 27 octobre 2015 sur la page Facebook Paye Ta Shnek par une certaine Debbie raconte une scène d’agression sexuelle qui se serait déroulée sous ses yeux dans un train de banlieue en direction de Mantes-la-Jolie. Une femme aurait subi des attouchements de la part d’un homme assis à côté d’elle. Sur sa page Facebook, Debbie témoigne :

Quand, une station plus loin, j’ai cogné à la vitre du conducteur, celui-ci a immédiatement signalé le problème au personnel de gare.

C’est la réponse reçue par talkie-walkie qui a scandalisé la toile. Une voix masculine aurait ri, puis déclaré :

Bah elle est pas morte !

L’agent n’a pas pris au sérieux l’agression sexuelle et a préféré s’amuser de la situation. La page Facebook Paye ta shnek est connue pour relayer des témoignages de harcèlements dont sont victimes les femmes au quotidien. Elle a été partagée plus de 5000 fois. Le témoignage de Debbie a ému la toile. Installée dans l’avant-dernier wagon du train, elle n’avait rien remarqué jusqu’au moment où un homme

à l’accent italien

interpelle les autres passagers passifs. Son intervention a permis de mettre fin au calvaire de la victime. En revenant à sa place, Debbie a constaté que tout le monde était parti : l’agresseur n’était plus là, tout comme la victime. Choquée, Debbie s’adresse à l’agent SNCF :

Toi, dont le rôle est de prêter secours et assistance aux voyageurs, si tu me lis, j’espère que tu as honte.

De nombreux commentaires ont afflué et certaines victimes ont témoigné d’expériences similaires. Contactée par nos confrères de  Libération, la SNCF a indiqué qu’aucune plainte n’a été déposée. De plus, la victime ne s’est pas manifesté et n’a pas été identifiée. De nombreux éléments sont confus puisque le témoignage parle du vendredi 24 octobre alors que le 24 octobre était un samedi. Une enquête interne a depuis été ouverte afin d’éclaircir les zones d’ombre.

Paye Ta Shnek – Je partage avec vous le témoignage d’une… | Facebook

Publié le samedi 31 octobre 2015 à 15:17, modifications samedi 31 octobre 2015 à 15:17

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