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Patrick Henry : Retour par la case prison ?

Après 40 ans de détention, la cour d’appel de Paris a délibéré sur la demande de libération conditionnelle de Patrick Henry…

 

 

Patrick Henry, 63 ans, incarcéré depuis 40 ans pour le meurtre d’un enfant avait demandé une mise en liberté conditionnelle.

Le verdict est tombé ce jeudi 31 mars en début d’après-midi. Et la réponse est

C’est non ! La cour a infirmé la décision du tribunal d’application des peines de Melun, qui avait accordé en janvier cette libération conditionnelle à celui qui fut un symbole de la lutte contre la peine de mort

a déclaré Me Carine Delaby-Faure, l’avocate de Patrick Henry.

Il a été condamné en 1977 à une peine de réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de Philippe Bertrand, un garçon de 7 ans, enlevé à la sortie de l’école.

Patrick Henry avait obtenu une libération conditionnelle en 2001, mais 16 mois après avoir été libéré, il avait été arrêté en Espagne avec 10 kg de cannabis dans sa voiture.

Après cela, il avait obtenu une remise en liberté conditionnelle en janvier 2016 (après trois précédentes demandes refusées) et espérait pouvoir quitter la maison d’arrêt de Melun. La libération avait été suspendue après l’appel de cette décision par le parquet.

En décembre dernier, lors de son audience, Patrick Henry avait convaincu les magistrats de sa réelle volonté de réinsertion. Le tribunal lui avait accordé une nouvelle libération, sous réserve d’un parcours de probation : permission de sortie sur trois mois, puis six mois dans un centre de semi-liberté à Lille, suivis de dix mois sous bracelet électronique et sept ans de suivi.

Le jour même le parquet faisait appel, jugeant ce parcours

pas assez encadrant

Patrick Henry reste donc en prison.

Il est resté dans les mémoires, grâce à la plaidoirie de son avocat de l’époque. Un certain Robert Badinter (ancien garde des Sceaux, il est connu pour sa lutte en faveur de la réinsertion des détenus et pour son combat contre la peine de mort, dont il obtient l’abolition en octobre 1981), qui lui avait permis d’échapper de justesse à la peine de mort et qui avait fait de Patrick Henry le symbole de la lutte pour l’abolition de la peine capitale.

 

 

Publié le vendredi 1 avril 2016 à 9:57, modifications vendredi 1 avril 2016 à 9:23

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