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Patrick Henry, condamné pour infanticide, est décédé

Patrick Henry, le meurtrier de Philippe Bertrand, un enfant âgé de 7 ans est mort, selon son avocat.

Patrick Henry, qui avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre d’un enfant, est mort à Lille des suites d’un cancer à 64 ans selon Franceinfo Grand-Est.

Il est mort dimanche à 10h30 au CHU de Lille d’un cancer du poumon.

A en outre déclaré à l’AFP Martine Veys, une amie qui lui avait trouvé un logement à sa sortie de prison.

Le symbole de la lutte contre la peine de mort

Patrick Henry avait été condamné en 1977 à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre du petit Philippe Bertrand, âgé de 7 ans. Exigeant une rançon, il avait tué le garçonnet en 1976. Faute de preuve, la justice avait libéré le suspect dans un premier temps.

Le jeune homme de l’époque avait alors clamé son innocence. Il était même allé jusqu’à déclarer aux médias que le véritable tueur méritait « la peine de mort ». Toutefois, la police avait trouvé le cadavre de Philippe Bertrand caché sous le lit de la chambre d’hôtel de Patrick Henry.

Le 15 septembre dernier, il avait obtenu une suspension de peine. En effet, le tribunal de l’application des peines (TAP) de Melun avait notamment suivi l’avis des médecins. Ceux-ci avaient estimés que son état de santé était « durablement incompatible avec la détention ».

Par ailleurs, Patrick Henry fut un symbole de la lutte contre la peine de mort. Il avait effectivement échappé de justesse à la guillotine grâce à l’un de ses avocats, Robert Badinter. Or, devenu ensuite ministre de la Justice, il fut à l’origine de l’abolition de la peine capitale en 1981.

Patrick Henry était alors devenu un visage de la réinsertion, obtenant en 2001, après 25 ans de détention, une libération conditionnelle.

Toutefois, il avait très vite écorné cette image d’ex-détenu modèle. En effet, il avait été interpellé avec près de 10 kilos de cannabis en Espagne en 2002. Finalement, il était retourné en prison.

Par la suite, il avait présenté plusieurs demandes de libération conditionnelle, sans succès jusqu’à ce 15 septembre.

Depuis le 16 septembre, malgré la douleur physique et la lourdeur des soins, il a eu des moments de bonheur comme jamais il en a connu.

A confié son amie, Martine Veys.

 

Publié le lundi 4 décembre 2017 à 8:11, modifications dimanche 3 décembre 2017 à 23:55

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