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Paris : Découverte de bonbonnes de gaz devant un immeuble, un fiché S arrêté

Plusieurs bonbonnes de gaz équipées d’un dispositif de mise en feu se trouvaient dans le hall et à l’extérieur d’un immeuble du XVIe arrondissement de Paris. L’un des suspects arrêtés est fiché S.

Le pire a sans doute été évité à Paris. En effet, des bonbonnes de gaz ont été découvertes dans la nuit de samedi 30 septembre dans le XVIe arrondissement de la capitale.

Un résident a alerté les secours après avoir aperçu, vers 4h30, deux engins explosifs dans le hall de son immeuble situé au 31 rue Chanez, dans le secteur de la porte d’Auteuil. La police a ensuite découvert deux autres bonbonnes disposées à l’extérieur de l’immeuble, sur le trottoir.

Les enquêteurs ont retrouvé sur place la présence d’hydrocarbures dispersées autour de bonbonnes ainsi qu’un téléphone portable relié à des fils s’apparentant à « un dispositif de mise à feu », selon deux sources policières citées sur Franceinfo.

Ce dispositif était parfaitement confectionné.

A confié une autre source proche de l’enquête dans les colonnes du Point.

L’engin n’a pas fonctionné pour des raisons qui restent encore à déterminer.

Un des suspects fichés S

Gérard Collomb a confirmé ce mardi 3 octobre au micro de France Inter que les services antiterroristes ont procédé à cinq arrestations, dont un suspect fiché S.

Parmi les personnes arrêtées, l’une était fichée au fichier FSPRT. Donc radicalisée.

Selon le ministre de l’Intérieur, les individus ont été interpellés dans les communes d’Arpajon et de Draveim. Deux communes situées dans l’Essonne.

Pour l’heure, les enquêteurs s’interrogent sur le choix de cet immeuble comme cible éventuelle. Ainsi, la section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête de flagrance pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Mais également pour « tentative de destruction par un moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste ». Et enfin « tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste ».

Il y a un an, début septembre 2016, cinq bonbonnes de gaz avec été découvertes dans une voiture en plein cœur de Paris. Le projet d’attaque à la voiture piégée avait échoué mais les services antiterroristes avaient arrêté un commando de femmes djihadistes. Elles s’apprêtaient à passer à l’action. Une première en France.

Enfin, ces faits interviennent 24 heures après l’attaque au couteau à la Gare Saint-Charles de Marseille. Revendiquée par l’Etat islamique cette agression a fait deux victimes, deux jeunes femmes de 20 ans. Dans ce contexte de « menace terroriste très élevée » et dans l’attente de l’adoption du projet de loi antiterroriste, le gouvernement a renouvelé jusqu’au 1er novembre l’état d’urgence.

Publié le mardi 3 octobre 2017 à 12:46, modifications mardi 3 octobre 2017 à 14:36

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