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Syrie Prévention Familles : Des parents de djihadistes accusés de financement du terrorisme

Des responsables de l’association de Syrie Prévention Familles sont soupçonnés d’avoir utilisé des fonds publics pour envoyer de l’argent à leurs enfants partis en Syrie.

Selon une information du Journal du Dimanche de dimanche 25 juin, trois responsables de l’association Syrie Prévention Familles ont été mis en examen.

Les trois parents de djihadistes sont accusés de financement de terrorisme et association de malfaiteurs terroristes.

Ainsi, ils sont soupçonnés d’avoir détourné des fonds de leur association subventionnée pour envoyer de l’argent à leurs enfants partis en Syrie.

Or, dans ses statuts, l’association Syrie prévention famille s’engage à soutenir les familles des « proches embrigadés par des groupes extrémistes ».

Mais aussi à « participer à la prévention des départs dans la zone ». L’objectif est également d’« aider les familles à maintenir le contact avec leurs proches » toujours présents en Syrie ou en Irak.

50.000 euros détournés

En outre, l’enquête concerne principalement la présidente de Syrie Prévention Famille, Valérie de Boisrolin. Celle-ci a d’ailleurs écrit un livre sur le départ de sa fille, Embrigadée.

Or, celle-ci aurait envoyé, par le biais de l’association, 1.200 euros à sa fille Léa. Celle-ci est partie en Syrie en 2013 à l’âge de 16 ans.

De plus, elle aurait également fourni 4.000 euros à la mère d’un djihadiste qui souhaitait revenir en France.

Par ailleurs, les deux autres membres de l’association mis en examen sont les époux Anne et Raymond Duong. Leur fils et leur fille ont rejoint la zone de combat il y a trois ans.

Ils auraient procuré un total de 13.000 euros à leurs enfants, sous forme de mandats.

Les visages de ce père et ces deux mères sont connus du grand public.

En effet, ils ont été sollicités par le gouvernement pour témoigner de leur désespoir. Ainsi, ils avaient participé au programme de prévention Stop Djihadisme.

Selon le journal, Valérie de Boisrolin est soupçonnée d’avoir envoyé en tout 50.000 euros appartenant à son association vers le groupe Etat islamique.

Valérie de Boisrolin reconnaît les envois d’argent. 

C’est la cellule contre le blanchiment d’argent, Tracfin, qui a détecté et signalé ces transferts.

En effet, selon le Journal du Dimanche, des mouvements d’argent suspects entre la France, la Turquie et le Liban ont été effectués en octobre 2016.

Or, dans les colonnes du JDD, Valérie de Boisrolin a reconnu ces envois d’argent. Elle conteste cependant avoir ponctionné la trésorerie à hauteur de 50 000 euros.

Ainsi, la présidente a choisi de quitter l’association Syrie Prévention Familles, qui bénéficie de 90 000 euros de subventions publiques, afin de prouver sa « bonne foi ».

Ces parents ont été placés sous contrôle judiciaire. En début de semaine, ils avaient été placés en garde à vue, dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte fin 2016.

Publié le lundi 26 juin 2017 à 11:03, modifications lundi 26 juin 2017 à 11:42

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