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Paracétamol, ibuprofène, aspirine : 60 Millions de consommateurs met en garde sur les antidouleurs

La consommation d’antidouleurs a explosé ces dernières années. Pris le plus souvent en automédication, ils ne sont pourtant pas sans risque, notamment s’ils sont mélangés à d’autres substances.

Maux de tête, de ventre, de dents, fièvre ou courbatures… presque tous les Français ont déjà eu le réflexe Doliprane, Efferalgan ou Nurofen pour atténuer leurs douleurs. Disponibles en vente libre, ils sont la plupart du temps pris en automédication et sont considérés comme des « indispensables » de l’armoire à pharmacie de premiers secours. Toutefois, ces médicaments antidouleurs ne sont pas dénués de risques.

Des effets indésirables sérieux

Ainsi, le magazine 60 Millions de consommateurs, dans son dernier numéro paru jeudi 26 avril, s’est penché sur le sujet des antidouleurs, en testant une trentaine de médicaments les plus couramment vendus sans ordonnance. Les experts ont ensuite comparé les trois principales molécules : paracétamol, ibuprofène et aspirine. Résultat :

En automédication, certains antidouleurs ont tout à fait leur place. D’autres doivent être écartés. Car ils exposent à des effets indésirables sérieux ou à trop de contre-indications.

A tranché 60 Millions de consommateurs.

Par ailleurs, selon le mensuel, parmi les trois substances actives les plus courantes pour traiter les douleurs faibles à modérées, le paracétamol « est de loin celui qui présente le meilleur rapport bénéfice-risque ». Or, selon le magazine, les marques les moins dangereuses et les plus efficaces sont le Doliprane 500 mg/1000 mg. Mais surtout le Dafalgan. Outre le principe actif, les comprimés contiennent des additifs (agents de texture, d’enrobage, adjuvants) tels que du gluten, du sodium (sel), du saccharose. Ou du sorbitol (sucres) de l’aspartame (édulcorants). Autant de molécules qui peuvent s’avérer toxiques pour certaines personnes.

Toutefois, 60 Millions de consommateurs précise bien « qui dit à privilégier, ne dit pas sans danger ». En effet, avaler machinalement un comprimé de paracétamol pour survivre un lendemain de soirée est une mauvaise idée. Car, le mélange alcool et médicaments peut s’avérer être un cocktail dangereux.

L’ibuprofène avec modération

En deuxième choix, vient l’ibuprofène. Selon 60 Millions de consommateurs, son efficacité est couplée à l’intérêt de ses composantes anti-inflammatoires, que l’on ne retrouve pas dans le paracétamol. Cependant, plusieurs études antérieures ont mis en garde sur les effets secondaires de la molécule. Notamment son impact sur la fertilité, mais aussi sur le système cardio-vasculaire. Des effets secondaires non négligeables, notamment pour les femmes qui absorbent de l’ibuprofène en parallèle de la pilule. Celle-ci augmentant déjà le risque cardio-vasculaire.

Côté marques, 60 Millions de consommateurs recommande plutôt Antaréne, Advil, Nurofen et Spedifen.

L’aspirine à éviter

Enfin, 60 Millions de consommateurs recommande d’éviter au maximum de recourir à l’aspirine. En raison d’un ratio « bénéfice-risque » défavorable. Longtemps utilisée pour traiter la fièvre ou la douleur, de nombreuses études sur ses effets secondaires l’ont peu à peu effacée au profit d’autres substances moins dangereuses. En effet, pour les douleurs bénignes, la toxicité rénale et hépatique de l’aspirine ou les risques de saignements gastro-intestinaux qu’elle fait courir la rendent trop dangereuse pour être utilisée régulièrement. Le mensuel indique que tous les médicaments testés composés d’aspirine sont « à éviter ». Et, l’Aspro Caféine serait même « à proscrire ».

Publié le samedi 28 avril 2018 à 15:35, modifications samedi 28 avril 2018 à 15:02

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