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Panne à la gare Montparnasse : Après la pagaille, la SNCF remet son rapport

Après trois jours d’annulations et de retards, la SNCF a rendu son rapport, sous la pression du ministère des Transports.

Quatre jours après le blocage partiel de la gare Montparnasse à la suite d’une panne du poste de signalisation de Vanves-Malakoff, les présidents de SNCF Réseau et de SNCF Mobilités ont remis ce jeudi 3 août à la ministre des Transports, Elisabeth Borne, leur rapport sur l’incident.

Dans ce document de 28 pages, le groupe ferroviaire tente de justifier les raisons d’un tel chaos durant le week-end 29 juillet et 1er août, jours de premier chassé-croisé estival.

Ainsi, il dresse avant tout un bilan de l’incident.

L’origine du problème

Le samedi 29 juillet, le poste de signalisation de Vanves-Malakoff, à la sortie de la gare Montparnasse à Paris, est tombé en panne.

Ce poste, mis en service en 1987, « est l’un des plus grands de France et gère 150 itinéraires ».

Or, selon la SNCF, ce poste, est pourtant « régulièrement inspecté ».

Ainsi, durant trois nuits, cinquante agents de la branche réseau du groupe ferroviaire, se sont relayés pour chercher l’origine de la panne.

Néanmoins, le problème a fait suite à une intervention réalisée trois semaines auparavant.

La panne était liée à un défaut d’isolement électrique opéré lors des travaux de préparation de l’augmentation de capacité de la gare de Montparnasse. Elle compte une nouvelle ligne à grande vitesse entre Paris et Bordeaux.

Détaille le rapport.

Après la découverte de l’anomalie, samedi, « des investigations poussées » ont été conduites pendant « trois nuits », par « 50 agents de SNCF Réseau mobilisés par roulements ».

Un défaut qui a finalement été corrigé dans la nuit du lundi au mardi.

Pour la SNCF, cette longue recherche s’explique d’abord

Par la complexité d’un poste composé de 17 armoires, 6 900 câbles et connecteurs électriques. L’ensemble des installations nouvelles prévues pour l’augmentation de capacité de l’axe Atlantique ont dû être démontées.

Ensuite, dans la nuit de dimanche à lundi, premier jour des perturbations, le choix est fait « de transporter le maximum de clients ».

La plage horaire consacrée aux recherches a donc été réduite pour assurer le trafic.

Ainsi, entre dimanche et mardi, ce sont donc « 507 TGV sur les 629 prévus qui ont pu circuler, soit environ 80% des trains prévus ».

La SNCF reconnaît-elle ses erreurs ?

Plusieurs points sont effectivement présentés comme pouvant être améliorés.

Le rapport admet notamment que

l’information des voyageurs TGV a connu des discordances.

La faute à une « trop grande diversité des sources d’information » : les panneaux d’information en gare, le site internet, les différentes applications et les agents d’accueil et gilets rouges.

Le chaos a été d’autant plus important que

La priorité absolue donnée à l’acheminement du plus grand nombre possible de clients a conduit à des modifications fréquentes du programme de circulation qui n’ont pas pu être relayées en temps voulu par ces canaux d’information.

A ce titre, la SNCF a décidé des mesures de dédommagement exceptionnelles. Tels que des remboursements à 100 % des billets pour un retard de 4 heures ou plus. Des bons gratuits pour des taxis, plateaux-repas…

Par ailleurs, en après-vente, d’autres demandes de remboursement (comme l’hébergement) ont été prises en charge.

Les recommandations du rapport

Dans son rapport, la SNCF formule neuf recommandations à engager avant la fin de l’année 2017.

Il s’agit entre-autre de l’information donnée aux voyageurs. Celle-ci se doit d’être fiable et identique, quel que soit le canal de communication.

Pour éviter les déceptions successives, l’entreprise évoque notamment la diffusion de prévisions plus pessimistes de rétablissement de trafic.

Ensuite, concernant les infrastructures, l’entreprise ferroviaire veut une meilleure traçabilité des travaux et des interventions sur son réseau.

La compagnie ferroviaire veut « améliorer » la capacité de détection des pannes de signalisation des postes d’aiguillages. Mais également organiser une supervision 24/24 des installations prioritaires.

Ainsi, cinq recommandations concernent les postes d’aiguillage. Trois autres se concentrent sur les plans et les procédures en cas de panne.

La Ministre des Transports, Elisabeth Borne, a demande quant à elle à la SNCF de « mettre en œuvre  immédiatement l’ensemble de ces recommandations ».

Publié le vendredi 4 août 2017 à 9:03, modifications vendredi 4 août 2017 à 8:24

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