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#PanamaPapers : Le scandale financier qui ravit François Hollande

Au lendemain des premières révélations sur l’évasion fiscale de l’affaire dite des « Panama Papers », François Hollande s’est réjouit des retombées financières et promet des enquêtes et des procédures judiciaires.

STORY - Episode 8/12

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Nous vous en parlions hier d’une enquête menée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) qui a révélé au grand jour une affaire d’évasion fiscale à l’échelle mondiale, nommée Panama Papers (les 11,5 millions de fichiers proviennent des archives du cabinet Mossack Fonseca, basé au Panama en Amérique Centrale).

Le millier de personnalités et d’entreprises françaises (on parle entre autre de la Société Générale, de Jérôme Cahuzac, des époux Balkany, un parti politique dont on ignore le nom ou Michel Platini) pris dans les filets de ce scandale financier ne pouvait pas laisser indifférent François Hollande.

En effet, le candidat qui avait fait de la « République exemplaire » son marqueur de campagne, n’a pas manqué d’enfoncer le clou sur sa détermination à faire appliquer de lourdes sanctions pour les fraudeurs et a réitéré sa volonté de protéger les lanceurs d’alerte.

Je peux vous assurer qu’à mesure que les informations seront connues, toutes les enquêtes seront diligentées, toutes les procédures seront instruites et les procès auront éventuellement lieu

A insisté le Chef de l’Etat.

Si François Hollande se félicite de ces révélations, c’est qu’elles sont synonymes pour l’Etat de nouvelles rentrées fiscales. En effet, pour 2016, le rapatriement des avoirs détenus par des français à l’étranger devrait rapporter 2,4 milliards d’Euros à l’Etat français.

C’est une bonne nouvelle que nous ayons connaissance de ces informations car cela nous fera de nouvelles entrées fiscales (…) rien que pour l’année 2015, 20 milliards d’euros ont été notifiés à ceux qui avaient fraudé et que sur ces 20 milliards, l’État avait déjà repris 12 milliards.

A-t-il souligné, avant de remercier les lanceurs d’alerte et la presse pour leur mobilisation.

Le terme de « lanceur d’alerte » est l’occasion pour François Hollande de rappeler la loi Sapin sur la lutte anticorruption présentée fin mars en Conseil des ministres et qui vise notamment, à obtenir une meilleure protection pour les lanceurs d’alerte.

Ainsi, François Hollande semble déjà grandement se satisfaire de la tournure des évènements et ne manque pas de préciser que lui, contrairement à d’autres chefs d’Etat, n’est en rien impliqué dans ce scandale.

Publié le mardi 5 avril 2016 à 8:33, modifications mercredi 8 novembre 2017 à 11:31

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