#PanamaPapers : Poutine confirme les révélations, mais y voit une provocation américaine

Le président russe Vladimir Poutine a reconnu jeudi 14 avril que les informations des Panama Papers qui mettent en cause ses proches étaient avérées, mais il a aussi accusé les Etats-Unis d’être à l’origine de ces provocations.

Aussi étrange que cela puisse paraître, ces informations sont fiables. Mais on a l’impression qu’elles viennent non pas de journalistes mais plutôt de juristes

A déclaré Vladimir Poutine au cours d’une séance de questions-réponses avec les Russes à la télévision.

D’après lui, l’enquête du Consortium international des journalistes d’investigation vise à « semer le trouble » concernant les activités de « ses amis » en suggérant que les fonds sont destinés à « des responsables, y compris le président ».

En effet, les dossiers révélés par les Panama Papers, incriminent les comptes offshore dans des paradis fiscaux du violoncelliste russe Sergueï Roldouguine, un ami d’enfance du Président russe et parrain de sa fille aînée Maria.

Plus précisément, le Président Poutine voit dans ce scandale financier une provocation américaine, savamment orchestrée par la banque d’investissement Goldman Sachs et dans le but d’influencer les élections législatives russes de septembre prochain.

Qui est derrière ces provocations ? Nous savons qu’il y a des gens qui appartiennent à des institutions américaines.

A-t-il déclaré, mettant en cause le journal allemand Süddeutsche Zeitung, qui selon lui est une holding appartenant à une institution financière américaine, Goldman Sachs.

Cela veut dire qu’on voit partout le bout du nez des instigateurs (de cette affaire) mais que ceux-ci n’ont pas la moindre honte (…) On ne doit pas s’attendre à les voir pris de remords. Ils vont continuer et plus les élections (russes) approcheront, plus ils sortiront ce genre de choses.

A développé Vladimir Poutine.

De son côté, le directeur général, Stefan Hilscher, du magazine Süddeutsche Zeitung a déclaré dans un communiqué publié sur son site internet :

Le journal n’a aucune relation avec Goldman Sachs en termes de droit des affaires.

Modifié : 8 novembre 2017 11 h 30 min

Ce site utilise des cookies.