Actualité

Notre-Dame-des-Landes : Les opérations d’expulsion de la Zad sont terminées

La gendarmerie nationale et la préfecture de Loire-Atlantique ont confirmé que les opérations d’expulsions avaient pris fin à la Zad de Notre-Dame-des-Landes.

Après quatre jours d’affrontements, l’évacuation de 29 squats dans la Zad de Notre-Dame-des-Landes a pris fin. Selon une information Ouest-France, la préfète de Loire-Atlantique, Nicole Klein, a annoncé la fin des opérations d’expulsion jeudi 12 avril dans la soirée.

J’annonce donc la fin des opérations menées par les gendarmes. Je vais reprendre les négociations avec l’Acipa et ceux qui le veulent.

A-t-elle déclaré au quotidien régional, confirmant ce qu’avait annoncé Emmanuel Macron quelques heures plus tôt au cours de son interview avec Jean-Pierre Pernaut.

L’opération est arrivée à un point où tout ce qui était évacuable a été évacué. Il y aura maintenant dans les prochains jours un travail sous l’autorité de la préfète qui consiste à permettre aux projets agricoles légaux organisés de se faire.

Avait indiqué le président de la République, jeudi 12 avril.

Une embuscade à l’acide

Pourtant, la journée avait été marquée par de nouveaux heurts entre les forces de l’ordre et zadistes. Selon le colonel Karine Lejeune, la porte-parole de la Gendarmerie nationale, dix gendarmes ont été blessés dans une « embuscade à l’acide ». Et la moitié a dû être évacuée au CHU de Nantes. Toutefois, cette version a été contestée par les zadistes dans un communiqué. Selon eux, « des personnes présentes ont apparemment craint une nouvelle attaque sur les lieux environnants ». Ce qui aurait « entraîné des heurts ». Ils ont par ailleurs fait état de sept personnes blessées au cours de la journée.

Invitée d’Europe Matin ce vendredi 13 avril, Karine Lejeune a expliqué :

Dès 6h30 ce vendredi matin, nous avons lancé une double opération. Le dégagement des axes de la ZAD, notamment la départemental 81. Et une opération de police judiciaire dans le cadre des violences exercées ces derniers jours contre les gendarmes.

En effet, c’est sur cette départemental d’un groupe de zadistes avait tendu l’embuscade aux gendarmes armés d’acide et d’engin explosif improvisé. Ouest-France a précisé qu’une opération de police judiciaire était lancée en lien avec les « violences commises contre les forces de l’ordre.

Vers une opération de stabilisation

Lorsque les axes seront dégagés, la mission de la gendarmerie sera être d’éviter toute réinstallation. Ainsi, il sera mis en place un dispositif de « stabilisation adapté en fonction du volume de personnes qui restera en face de nous », a précisé Karine Lejeune.

En tout état de cause, l’objectif est de garder les axes de déplacements dégagés et d’éviter toute réinstallation.

Publié le vendredi 13 avril 2018 à 10:50, modifications vendredi 13 avril 2018 à 11:27

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !