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Nord : Le camp de migrants de Grande-Synthe ravagé par un incendie

Selon des témoins une rixe entre des migrants dans le camp de Grande-Synthe dans le Nord serait à l’origine du départ de feu.

Littéralement réduits en cendres. Le camp de migrants de Grande-Synthe dans le Nord a été détruit par un incendie lundi 10 avril.

Le site qui se voulait un abri exemplaire pour les migrants rêvant de passer en Angleterre a vu l’essentiel de ses 300 chalets ravagé par les flammes.

Le sinistre, d’une violence inouïe, s’est déclaré en fin d’après-midi, vers 18 heures, selon Olivier Caremelle, le directeur de cabinet du maire (EELV) Damien Carême.

De plus, le Centre opérationnel d’incendie et de secours (Codis) du Nord a annoncé que l’incendie avait fait au moins une dizaine de blessés.

Une rixe entre Afghans et Kurdes

Plus tôt dans la journée, une rixe entre Afghans et Kurdes, avait fait six blessés à l’arme blanche.

Il a dû y avoir des mises à feu volontaires en plusieurs endroits différents, ce n’est pas possible autrement. Il semble que ce soit lié à des rixes, entre Irakiens et Afghans.

A déclaré Olivier Caremelle.

Ainsi, les Afghans étaient mécontents d’être parqués dans les cuisines collectives tandis que les Kurdes dormaient dans des chalets.

La nature du camp a changé depuis l’arrivée des Afghans. Cela a provoqué des tensions palpables.

Selon le directeur de cabinet du maire.

En effet, la discorde est venue de l’augmentation du nombre d’Afghans, arrivés à partir du démantèlement de la Jungle de Calais fin octobre 2016.

Ouvert en mars 2016, ce camp, construit par Médecins sans frontières et la ville de Grande-Synthe, comptait 1500 migrants début mars.

Les migrants étaient hébergés dans des abris en dur et non plus sous des tentes.

Le préfet a assuré que les migrants qui ont été évacués du camp ont été relogés dans des hébergements d’urgence, notamment dans deux gymnases mis à disposition par la ville de Grande-Synthe.

Il ne restera qu’un amas de cendres. Il sera impossible de remettre des cabanons à la place de ceux qui existaient auparavant.

S’est désolé le préfet Michel Lalande en ajoutant :

A ce que je peux voir par moi-même, tout a brûlé. Il reste une cuisine communautaire et le point d’information. Mais il est impossible de parcourir tout le camp. Et donc de se faire une idée vraiment précise de l’étendue des dégâts.

Tard dans la nuit, des rixes entre migrants se poursuivaient toujours.

Les deux compagnies de CRS dépêchées sur place tentaient de les faire cesser progressaient difficilement, parfois visées par des pierres.

Publié le mardi 11 avril 2017 à 11:54, modifications mardi 11 avril 2017 à 11:52

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