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Nathalie Saint-Cricq est revenue sur le débat télévisé « d’une violence absolument incroyable »

Nathalie Saint-Cricq, qui co-présentait le débat houleux de mercredi soir, est revenue sur son expérience.

Moqués sur les réseaux sociaux pour leur manque d’autorité lors du débat du second tour, Nathalie Saint-Cricq de France 2 et Christophe Jakubyszyn de TF1 et ont reconnu avoir eu du mal à s’imposer lors d’un duel particulièrement agressif.

Mais qu’est-ce que vous vouliez qu’on fasse de plus ?

S’est agacée Nathalie Saint-Cricq au lendemain d’un débat d’entre deux-tours jugé laborieux.

Comme elle l’a confiée dans les colonnes de France Info ce jeudi 4 mai, la cheffe du service de politique de France 2 a davantage assisté au débat qu’elle ne l’a modéré.

En effet, de l’avis général, les deux journalistes n’ont jamais réussi à s’imposer ni à apaiser cette soirée chaotique. 

D’emblée Marine le Pen a attaqué Emmanuel Macron. Il a voulu se défendre, ce qui est normal. Je savais que les charges arriveraient mais je ne pensais pas qu’elles fuseraient dès l’introduction.

Ainsi, l’ouverture des hostilités, dès la première minute, a surpris les deux présentateurs, dans un registre bien plus virulent que l’ironie de Jacques Chirac en 1988 ou la colère de Ségolène Royal en 2007.

« C’était violent »

Ca a été incroyablement violent. On ne l’a pas forcément bien vu à l’antenne, mais on a tenté de nombreuses fois de les remettre dans le droit chemin en leur rappelant qu’ils ne respectaient pas les règles qu’ils avaient eux-mêmes fixées et qu’ils voulaient aborder 12 thèmes en 2h15… Mais ils ne nous regardaient pas et ne nous écoutaient pas. Et ne répondaient pas à nos questions.

A ainsi déploré Nathalie Saint-Cricq.

En effet, l’émission était très encadrée. 12 thèmes avaient été choisis en accord avec les équipes des candidats. De plus, les plans de coupe devaient être utilisés avec parcimonie. Et chaque candidat devait avoir exactement le même temps de parole.

Pourtant, la journaliste de France 2 a reconnu que la virulence du débat a dû le rendre « stressant » pour les téléspectateurs. Admettant que « certains ont dû aller voir deux minutes le match de foot pour s’aérer » sur beIN, qui diffusait la demi-finale de la Ligue des champions AS Monaco-Juventus Turin.

L’idée de quitter le plateau et en leur disant qu’on reviendrait après le match de football m’a traversé l’esprit. Ca aurait été drôle et ça aurait fait son effet.

A confié la journaliste en ajoutant :

Mais pour cette soirée, on ne peut pas faire ça, et on ne peut pas hurler. On est tenu à un rôle de neutralité.

Moqueries sur Twitter

Parmi les 3 millions de tweets sur le débat, les internautes s’en sont donné à cœur joie pour se moquer de l’impuissance des journalistes, qualifiés notamment de « plantes vertes ».

Or, Nathalie Saint-Cricq s’est amusée des messages lus sur les réseaux sociaux.

J’ai lu des trucs très drôles : un tweet où on disait que j’avais une tête de citrouille ou un autre avec de fausses alertes enlèvement avec le visage de Christophe et le mien. Quand on fait un exercice comme celui-ci, il faut accepter d’être moquée. Il ne faut pas avoir d’égo.

A-t-elle ironisé.

Même si on a trappé l’écologie, la Syrie ou le mariage pour tous, je crois que la soirée était quand même intéressante. C’était violent, bien-sûr, mais ça retranscrit une certaine réalité. Ce débat était le reflet de cette campagne et des finalistes choisis par les Français. Les candidats ont montré leur personnalité.

A-t-elle conclu

Publié le vendredi 5 mai 2017 à 15:09, modifications vendredi 5 mai 2017 à 12:07

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