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Mondial-2018: Hazard, Kane… Les ambitieux s’avancent masqués

Ils sont plus discrets que Cristiano Ronaldo ou Neymar, mais aspirent aussi à la couronne mondiale: Eden Hazard, pour la Belgique, et Harry Kane, pour l’Angleterre, débutent lundi. Avec un appétit décuplé par la chute de l’Allemagne, championne du monde, face au Mexique (1-0).

Pendant qu’on citait Espagne, Brésil, Portugal ou Allemagne parmi les favoris, Belges et Anglais ont pu fourbir leurs armes au calme, sans trop attirer l’attention planétaire. Bas les masques! Voici l’heure pour ces héros de l’ombre d’entrer dans la lumière.

Le “Diable Rouge” Hazard, arrivé à maturité à 27 ans, espère guider sa sélection jusqu’au dernier carré, qu’elle a raté de peu au Mondial-2014 et à l’Euro-2016 (éliminations en quarts). Cela commence lundi à Sotchi (17h00 en France) contre le modeste Panama.

Quant à l’ouragan “HurryKane” (24 ans), symbole du rajeunissement anglais, il est le principal espoir des “Trois Lions” pour effacer les fiascos des dernières années et doit le prouver lundi soir (20h00) contre la Tunisie.

Une victoire permettrait à l’Angleterre et la Belgique d’espérer disputer la première place de la poule G lors d’une “finale” du groupe le 28 juin à Kaliningrad.

Un autre ambitieux aurait aimé prendre la lumière ce lundi avec la Suède, opposée à la Corée du Sud dans le groupe F (14h00). Mais Zlatan Ibrahimovic n’a pas été retenu par son sélectionneur, une grand première depuis 2002, et le colosse suédois (36 ans), présent en Russie de son propre chef, est contraint de faire parler de lui hors des terrains…

Le rêve du Panama

Séance d'entraînement ludique pour les joueurs du Panama au stade olympique de Sotchi, le 17 juin 2018, avant le match contre la Belgique

(credit photo AFP) Séance d’entraînement ludique pour les joueurs du Panama au stade olympique de Sotchi, le 17 juin 2018, avant le match contre la Belgique

Cette absence laisse le champ libre à une nouvelle génération de protagonistes, qui piaffent d’impatience dans le sillage des Ronaldo, Messi et Neymar, installés dans cet ordre sur le podium du Ballon d’Or 2017.

Hazard est l’un d’eux. Le virevoltant attaquant de Chelsea n’en peut plus d’être un espoir et tous ses partenaires s’accordent à dire qu’il est dans la forme de sa vie. “Je crois ne l’avoir jamais vu s’entraîner ou jouer à un niveau aussi incroyable. Je crois que son jeu a pris une nouvelle envergure”, a souligné dimanche le gardien Thibaut Courtois.

Autre immense talent, Kevin De Bruyne doit également se montrer. “Il est un rouage essentiel de mon équipe et je veux qu’il soit le maître à jouer, celui qui donne le tempo”, a dit le sélectionneur Roberto Martinez.

Les Belges sont très attendus lundi dans la touffeur de Sotchi, sur les rives de la Mer Noire, où leurs adversaires panaméens vivent un rêve pour la première Coupe du monde de leur histoire.

Les “Canaleros” (les hommes du canal, NDLR), qualifiés contre toute attente en éliminant les Etats-Unis, sont “l’une des belles histoires de la Coupe du monde”, a résumé Martinez.

Et pour créer la surprise, ils peuvent prendre exemple sur l’Islande, infranchissable samedi devant l’Argentine (1-1), ou sur le Mexique, tombeur des champions du monde allemands dimanche (1-0), voire encore de la Suisse qui a neutralisé le Brésil. “Je n’exclus rien, tout peut arriver”, a dit le truculent sélectionneur Hernan “Bolillo” Gomez.

L’Angleterre sereine… pour l’instant

L'attaquant star de l'Angleterre Harry Kane (au centre) et ses coéquipiers préparent le match contre la Tunisie, le 17 juin 2018 à Saint-Pétersbourg

(credit photo AFP) L’attaquant star de l’Angleterre Harry Kane (au centre) et ses coéquipiers préparent le match contre la Tunisie, le 17 juin 2018 à Saint-Pétersbourg

Tout peut arriver également pour l’Angleterre, capable du meilleur… mais aussi du pire.

A l’abri des regards jusqu’à maintenant, l’Angleterre du sélectionneur Gareth Southgate est sereine à l’heure de faire son entrée dans la compétition, loin de la tension qui avait mené au crash de l’Euro-2016 (élimination en huitièmes devant l’Islande).

Mais saura-t-elle vivre à la hauteur des attentes au pays, elle qui a été tellement décevante lors de ces derniers grands rendez-vous?

Si personne ne le dit à Repino, au camp de base des “Trois Lions”, l’Angleterre le sait: une mauvaise performance contre la Tunisie et tout pourrait s’effondrer, confiance, bonne ambiance et ambitions… Comme d’habitude en somme.

Mondial-groupe G : Tunisie-Angleterre

(credit photo AFP) Mondial-groupe G : Tunisie-Angleterre

L’antidote au défaitisme s’appelle Harry Kane: l’avant-centre de Tottenham a signé une année 2017 canon où il a même marqué plus (56 buts) que Ronaldo et Messi.

“Harry est en forme”, a souligné son partenaire Kieran Trippier. “Du moment que vous mettez les centres dans la bonne zone, on sait qu’il va être capable de les mettre dedans.” Et de s’inviter au banquet des héros de la Coupe du monde…

Publié le lundi 18 juin 2018 à 8:15, modifications lundi 18 juin 2018 à 8:15

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