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Zimbabwe : l’armée se défend de toute tentative de coup d’état

Dans la nuit de mardi 14 novembre à mercredi 15 novembre, des officiers de l’armée du Zimbabwe ont annoncé être intervenus pour éliminer des « criminels » proches du président Robert Mugabe mais ont démenti toute tentative de coup d’État.

Des soldats se sont emparés du siège de la ZBC, le groupe de radio et télévision publique du pays, sans que l’on puisse immédiatement savoir s’il s’agissait de loyalistes fidèles au président ou de mutins. Ils assurent que « la situation reviendra à la normale » une fois cette mission accomplie. Le président Mugabe 93 ans est sain et sauf ainsi que sa famille.

Une situation tendue

Le général Sibusiso Moyo, est apparu à la télévision nationale et a démenti toute tentative de coup d’état.

Nous ne faisons que viser les criminels qui entourent le chef de l’État. Dès que notre mission sera accomplie, nous nous attendons à ce que la situation retourne à la normale . Nous assurons à la nation que Son Excellence le président (…) et sa famille sont sains et saufs et que leur sécurité est garantie.

Il a tenu à rajouter que l’armée était en train “de ramener le calme dans une situation politique, sociale et économique en train de dégénérer dans le pays, qui, si cela n’est pas fait, va se terminer en conflit violent”.

Une véritable purge

Ce mouvement de troupes intervient après les déclarations inédites lundi 6 novembre du chef de l’armée, le général Constantino Chiwenga, qui a dénoncé la décision du président Robert Mugabe de limoger le vice-président du pays Emmerson Mnangagwa. En effet, Emmerson bénéficie de liens forts avec l’armée. Contrairement à Grace Mugabe, femme du président qui est loin de se sentir à l’aise en ce moment. De fait, sentant que la contestation sur leur règne est de plus en plus forte, celle-ci mettrait tout en oeuvre pour prendre la succession de son mari à la présidence. Grace Mugabe, 52 ans à des ambitions présidentielles.

En juillet 2013, Robert Mugabe renforcé par sa dernière réélection n’a ménagé aucun de ses alliés pour imposer une candidature de Grace Mugabe à sa succession. Et que cela ne déplaise, la femme du président évince tout ceux qui essaie de se mettre sur son passage. Ce n’est pas la première fois que Grace Mugabe obtient le limogeage d’un vice-président. Il y a trois ans, Joyce Mujuru avait déjà été victime de ses foudres. Sauf que, cette fois, l’armée a décidé d’intervenir !

L’union européenne et la France attentifs à la situation

La porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnès Romatet-Espagne, a indiqué lors d’un point de presse :

Nous rappelons notre attachement à la légalité constitutionnelle et au respect des aspirations légitimes du peuple zimbabwéen. Nous encourageons toutes les parties à rechercher une solution dans ce cadre et sans violences.

Publié le mercredi 15 novembre 2017 à 17:04, modifications mercredi 15 novembre 2017 à 17:10

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