Monde

Vers un seul Etat israélo-palestinien ?

La création d’un Etat binational semble être devenue la principale solution pour certains Palestiniens.

Face à la colonisation israélienne, un Etat binational devient peu à peu la seule solution envisageable pour un nombre croissant de Palestiniens.

600.000 colons en territoire palestinien

C’est la solution d’un “moindre mal”. 80% de la Cisjordanie est sous contrôle militaire israélien. 600.000 colons vivent sur le territoire palestinien. La solution d’un état palestinien s’éloigne chaque jour un peu plus. A plus forte raison depuis que Donald Trump a retiré Jérusalem de l’équation comme le rappelle le Point.

 Après l’annonce par Trump du transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, il n’y a guère plus que Mahmoud Abbas et Federica Mogherini (haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères) qui croient encore en la solution à deux États.

Le constat sans appel est l’oeuvre de Hamada Jaber, palestinien et cofondateur de la One State Fondation. Cette initiative binationale a été lancée début mars pour promouvoir l’idée d’un état unique des deux côtés. L’idée ? Des droits égaux pour tous. C’est aussi en quelque sorte la fin du rêve d’un état palestinien. Pour l’instant, la majorité penche encore pour une solution à deux états selon les sondages. Mais les choses changent peu à peu dû à l’accélération de la colonisation et la discrimination juridique dont souffrent les palestiniens. C’est ce qu’explique Hagai El-Ad, directeur de l’ONG israélienne des droits de l’homme B’Tselem.

Il y a beaucoup d’aspects invisibles. Si vous êtes palestinien, vous aurez besoin d’un permis israélien pour construire une maison, connecter de l’eau, de l’électricité, vous rendre sur votre terrain situé de l’autre côté du mur, travailler en Israël ou voyager à l’étranger. Tous ces permis sont absolument à la discrétion d’Israël, délivrés ou repris de manière totalement arbitraire. L’Autorité palestinienne ne joue que le rôle d’intermédiaire, pour certains de ces permis.

Le plan de paix que Donald Trump et ses équipes doivent présenter dans les prochaines semaines aurait pu être décisif. Mais, les autorités palestiniennes ne veulent pas en entendre parler. Ainsi Mahmoud Abbas, le président de l’autorité palestinienne a souligné :

Nous disons à Trump que nous n’accepterons pas son plan, l’affaire du siècle s’est transformée en claque du siècle.

Publié le mardi 13 mars 2018 à 10:14, modifications mardi 13 mars 2018 à 10:20

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