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Crise au Venezuela : La nouvelle arme des opposants contre la police du président Maduro

Au Venezuela, après plus d’un mois de manifestations contre le président Maduro, les manifestants ont trouvé une réponse plutôt originale face aux gaz lacrymogènes de la police.

STORY - Episode 6/17

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Les affrontements entre la police et les opposants se succèdent depuis début avril au Venezuela. En effet, le pays est aujourd’hui confronté à une triple crise : politique, économique et énergétique. Les opposants au régime en place demandent des élections anticipées auxquelles le président Maduro se refuse. On dénombre plus de 36 morts et au moins 750 blessés depuis le début des manifestations.

« Le cocktail poopootov »

Les opposants qui doivent affronter les jets de gaz lacrymogène de la police, continuent à défier le régime avec une nouvelle arme plutôt cocasse : le “cockail poopootov“. Une arme plutôt originale puisque, comme son nom l’indique, elle est composée d’eau et d’excréments. Elle est apparue ce week-end lors de manifestations à Los Teques, une ville qui se situe à quelques kilomètres de Caracas.

Et, comme l’indique le quotidien espagnol El Pais

Une douzaine d’officiers de la Garde nationale a été la cible de cette attaque. Avant de quitter les lieux, plusieurs d’entre-eux auraient vomi de dégoût.

Les manifestants ont profité de ces projectiles pour y inscrire des messages politiques. On peut lire sur ces petits pots d’excréments des slogans tels que “Liberté”, “Pour le futur” ou encore “Pour nos filles”.

Le quotidien rapporte également que ces bombes ont été utilisées dans plusieurs villes du Venezuela. Des bombes de peinture auraient également été jetées sur les véhicules anti-émeute afin de réduire la visibilité des policiers.

Nicola Maduro a dit vouloir “réconcilier” le pays, en convoquant ce lundi des dirigeants politiques et des religieux afin de discuter de la nouvelle assemblée constitutionnelle. Mais, les opposants ont refusé d’y participer, affirmant que le président n’avait pas le pouvoir pour s’arroger le droit d’une réécriture de la constitution. En effet, les opposants souhaitent que l’opinion publique soit consultée.

Les manifestations ne sont donc pas prêtes de cesser et le “cockail poopootov” a encore une longue vie devant lui !

 

 

 

Publié le vendredi 12 mai 2017 à 15:56, modifications jeudi 10 août 2017 à 16:24

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