Monde

Venezuela : L’ex-procureure Luisa Ortega en fuite au Brésil, Nicolas Madura lance un mandat d’arrêt international

Luisa Ortega, engagée contre le gouvernement vénézuélien a affirmé, qu’elle détenait des preuves de corruption impliquant le président, Nicolas Maduro. Celui-ci a annoncé qu’un mandat d’arrêt international allait être lancé pour son arrestation.

STORY - Episode 11/17

Cet article fait partie d'une "story" (une story est un ensemble d'articles relatifs à un sujet précis suivi par nos journalistes)
Tout lire : Crise au Venezuela

Naviger dans la "Story"

<< Episode précédentEpisode suivant >>

Nicolas Maduro a annoncé mardi 22 août que le gouvernement du Venezuela allait lancer via Interpol un mandat d’arrêt international contre l’ex-procureure générale Luisa Ortega.

En effet, l’ancienne procureure s’était réfugiée en Colombie avec son mari, avant de rejoindre mardi le Brésil.

Ancienne chaviste, du nom du défunt président Hugo Chavez de 1999-2013 et mentor de Nicolas Maduro, Luisa Ortega est devenue une dissidente du parti du président.

A 59 ans, elle a été démise de ses fonctions le 5 août par la toute nouvelle Assemblée constituante acquise au président.

Le Venezuela va solliciter auprès d’Interpol une notice rouge contre ces personnes impliquées dans des délits graves.

a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse.

Tu marches avec l’oligarchie colombienne, avec les putschistes brésiliens. Dis-moi avec qui tu marches et je te dirai qui tu es.

a lancé le dirigeant socialiste à l’attention de l’ex-procureure.

« Persécution politique »

Depuis le Brésil, l’ancienne responsable de l’administration vénézuélienne Louisa Ortega, qui dit craindre pour sa vie.

En effet, elle se dit menacée physiquement et se considère victime d’une « persécution politique ».

J’ai reçu des menaces sur ma vie. Et je tiendrais le gouvernement vénézuélien responsable si quelque chose devait arriver.

L’ancienne procureure générale a dénoncé « la mort du droit » dans son pays lors d’une réunion des pays du Mercosur mercredi à Brasilia.

Ce qui se passe au Venezuela, c’est la mort du droit. La stabilité de la région est en danger.

En outre, Luisa Ortega a demandé à la communauté internationale d’enquêter sur la corruption au Venezuela.

Pour cela, elle a promis de nouvelles accusations contre le président Nicolas Maduro.

Ainsi, dans une brève déclaration à la presse à son arrivée à l’aéroport de Brasilia, Luisa Ortega a annoncé détenir des preuves de paiements illégaux.

Ils ont été effectués par le groupe brésilien de BTP Odebrecht au bénéfice de responsables vénézuéliens, dont le président Nicolas Maduro.

En effet, le groupe de travaux publics, l’un des plus grands groupes de construction d’Amérique latine, est au cœur d’un scandale de corruption qui a secoué tout le continent.

On parle notamment de la constitution d’un cartel ayant truqué des marchés de sous-traitance de la compagnie pétrolière brésilienne Petrobras, distribuant des pots-de-vin à des hommes politiques.

Soutien du Kremlin

Enfin, Nicolas Maduro, très isolé sur la scène internationale, est confronté depuis le début d’avril à une vague de manifestations pour exiger son départ sur fond de naufrage économique du pays.

Cependant, le Président a rappelé, mardi, qu’il compte encore un allié de poids : le Kremlin.

Le Venezuela a le soutien de la Russie, plein, total, absolu.

a-t-il affirmé, annonçant une prochaine réunion à Moscou avec son homologue, Vladimir Poutine, qu’il a qualifié d’« homme de paix ».

Par ailleurs, Nicolas Maduro a par ailleurs demandé l’aide du Pape François pour dialoguer avec l’opposition.

Mais aussi pour lutter contre la « menace militaire » des Etats-Unis, qu’il accuse de vouloir fomenter un coup d’Etat.

 

Publié le jeudi 24 août 2017 à 11:33, modifications jeudi 24 août 2017 à 12:01

Naviger dans la "Story"

<< Episode précédentEpisode suivant >>

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !