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Crise au venezuela : Un dirigeant de l’opposition abattu lors de manifestations

Trois hommes ont également été tués par balle

Venezuela Manifestations Nicolás Maduro

Le dimanche 30 juillet se déroulait au Venezuela un scrutin pour élire une Assemblée Constituante. Des manifestations organisées par l’opposition se sont tenues dans tout le pays. Un dirigeant de l’opposition et plusieurs manifestants ont été tués par balles lors de ces protestations adressées contre le scrutin mis en place par le gouvernement vénézuélien.

STORY - Episode 9/17

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Depuis le mois d’avril, le Venezuela connaît de nombreux troubles en raison de l’élection d’une Assemblée Constituante. Dans la nuit de samedi à dimanche, un candidat de l’opposition a été abattu à son domicile. Le dimanche 30 juillet, jour du scrutin, de nombreuses manifestations ont eu lieu. Un dirigeant de l’opposition ainsi que trois manifestants ont été tués à Cumana. Une explosion a également blessé quatre membres des forces de l’ordre à Caracas.

Des manifestations qui virent au drame

Durant une manifestation contre l’Assemblée constituante, un dirigeant de l’opposition a été tué par balle au Venezuela. Ricardo Campos, député âgé de 30 ans, est en effet décédé à Cumana. Trois autres manifestants ont également été tués.

Les circonstances de la mort de Ricardo Campos n’ont pas été déterminées. Les trois autres hommes abattus étaient âgés de 28, 39 et 43 ans. Les manifestations étaient organisées contre l’élection d’une Assemblée Constituante voulue par le président socialiste Nicolás Maduro. L’Assemblée Constituante aura pour objectif de rédiger une nouvelle Constitution. Elle est également censée diriger le pays. Le président estime que l’Assemblée Constituante pourra sauver l’économie du Vénézuela. L’opposition exige quant à elle des élections générales. Elle estime que cette élection est organisée afin de maintenir le président au pouvoir.

Porte-parole de la coalition de l’opposition Table de l’unité démocratique, le député Freddy Guevara a déclaré à propos du scrutin :

Cette fraude constitutionnelle et électorale est la plus grave erreur historique qu’ait pu commettre Maduro

Par ailleurs, José Felix Pineda a également été abattu dans la nuit de samedi à dimanche. Cet avocat de 39 ans était candidat de l’opposition à l’Assemblée Constituante. Selon le ministère public vénézuélien, plusieurs personnes ont pénétré dans son domicile et lui ont tiré dessus à de multiples reprises.

Une explosion blesse des policiers à Caracas

Un engin explosif a explosé à Caracas lors d’un affrontement entre des manifestants de l’opposition et les forces de l’ordre. L’explosion a blessé quatre membres des forces de l’ordre. Dans le quartier aisé d’Altamura où a eu lieu l’explosion, des dizaines de manifestants sont descendus dans les rues pour protester contre le scrutin de dimanche.

A Caracas, les opposants avaient appelé à un rassemblement massif le dimanche 30 juillet. L’opposition a également appelé la population à installer des barricades dans tout le Venezuela. Pour contrer ces actions, le gouvernement menace les opposants d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à dix ans. Des manifestations sont néanmoins organisées par les opposants au gouvernement depuis le mois d’avril.

Critiqué dans le monde entier et faisant face à une opposition majoritaire au Parlement, Nicolás Maduro a fait en sorte que le scrutin soit particulièrement surveillé. Les votes ont démarré à 6 heures locales. Le président socialiste était le premier votant dans un bureau situé dans l’ouest de Caracas. Le chef du gouvernement était accompagné de son épouse Cilia Flores ainsi que d’autres dirigeants.

Le jour du scrutin, le président chaviste a déclaré :

Je suis le premier à voter dans le pays. Je demande aujourd’hui sa bénédiction à Dieu pour que le peuple puisse exercer librement son droit de vote démocratique

Nicolás Maduro estime que l’opposition tente de mettre en place un coup d’Etat avec le soutien de Washington et d’autres gouvernements. S’il a le soutien de l’armée et du pouvoir judiciaire, 80% des Vénézuéliens s’opposent à sa gestion du pays. 40% des votants se sont déplacés jusqu’aux urnes malgré le boycott de l’opposition. La population craint donc que les violences s’aggravent. Le Mexique, le Canada et les Etats-Unis ont appelé leurs ressortissants à ne pas se rendre au Venezuela.

Publié le lundi 31 juillet 2017 à 18:41, modifications jeudi 10 août 2017 à 16:23

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