Monde

Un Japonais se suicide après 180 heures supplémentaires en un mois

L’affaire remonte à 2016 mais l’histoire est désormais rendue publique pour alerter sur les dangers. Un employé s’est suicidé à cause du surmenage professionnel qu’il subissait.

C’est un nouveau drame lié au surmenage professionnel qui vient d’être révélé au Japon. Un habitant s’est suicidé après avoir dû faire 180 heures supplémentaires en 1 mois. Son entreprise a été condamnée.

L’entreprise au pilori

L’affaire remonte à 2016. Et elle aurait sans doute pu rester dans les limbes du monde du travail japonais. Toutefois, la famille de cet homme a voulu savoir ce qu’il s’était vraiment passé. Après une enquête du ministère du Travail, il a été reconnu le 26 décembre dernier que le suicide de cet employé avait été causé par le surmenage. On l’avait ainsi forcé à revenir de ses vacances pour travailler.

Selon le quotidien japonais Asahi Shibun, son entreprise, la Nomura Real Estate Development Co, spécialisée dans l’immobilier avait abusé du système. Il avait un contrat de type “système de travail discrétionnaire” qui permet de payer en fonction d’un nombre d’heures prédéfinies. Peu importe la quantité effectuée. Or, c’était illégal. En effet, il faut avoir une spécialité forte (architecte, avocat) ou être à un poste de management. Or, l’homme n’entrait dans aucune de ces cases.

Cette affaire a bénéficié de beaucoup de visibilité au Japon, car le Premier ministre Shinzo Abe espérait étendre ce type de contrats à d’autres emplois. L’émotion causée par ce suicide l’a forcé à faire marche arrière. Le “karoshi”  ou “mort par excès de travail” est un phénomène récurrent au Japon. En 2016, 191 cas ont été répertoriés dont le cas de la journaliste Miwa Sado, morte après avoir fait plus de 159 heures supplémentaires.

Publié le mercredi 7 mars 2018 à 12:19, modifications mercredi 7 mars 2018 à 12:47

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