Monde

Tunisie : Les ministres des Finances et de l’Education limogés

Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a relevé de leurs fonctions Lamia Zribi et Néji Jalloul, deux ministres contestés, le premier aux Finances et le second à l’Education.

En Tunisie, le chef du gouvernement a limogé dimanche 30 avril deux de ses ministres contestés dans leurs secteurs respectifs.

Ainsi, selon une source gouvernementale qui s’est confié à l’AFP :

Youssef Chahed a relevé de leurs fonctions Lamia Zribi, ministre des Finances, et Néji Jalloul, ministre de l’Education.

Le ministre de l’Investissement, Fadhel Abdelkéfi, assurera l’intérim pour les Finances, tandis que le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Slim Khalbous, sera temporairement chargé du portefeuille de l’Education, selon l’AFP.

Le départ de Néji Jalloul était depuis plusieurs mois réclamé haut et fort par les syndicats.

En effet, l’ex ministre de l’Education avait notamment entamé une réforme du calendrier scolaire qui avait provoqué un tollé au sein de la profession. Cela avait engendré des relations conflictuelles. Les enseignants s’estimaient régulièrement « insultés » par les propos tenus par leur ministre à leur égard.

Néanmoins, les défenseurs de Néji Jalloul louaient son franc-parler sur les « dépassements » dans le secteur.

Quant à la ministre des Finances, Lamia Zribi, elle a récemment été au coeur d’une polémique sur la dépréciation de la monnaie nationale.

Elle a ainsi été accusée d’accélérer, même involontairement, la dépréciation de la monnaie nationale, le dinar tunisien.

Un premier remaniement en février

Le retrait de ces deux ministres intervient après la visite mouvementée jeudi dernier d’une délégation ministérielle à Tataouine. Cette région du Sud étant agitée depuis plusieurs semaines par des mouvements sociaux.

L’actuel gouvernement, dit d’union nationale, avait été formé l’été dernier après des semaines de pourparlers.

Or, en février dernier, Youssef Chahed a déjà procédé à un remaniement ministériel. Celui-ci avait été marqué par un changement de titulaire au poste stratégique de ministre de la Fonction publique. De plus, un ancien syndicaliste avait été remplacé par un dirigeant de la centrale patronale.

Même si la Tunisie a réussi sa transition politique après les Printemps arabes, elle n’en reste pas moins toujours affaiblie économiquement et socialement.

Ainsi, six ans après sa révolution, le pays a été contraint de conclure un nouveau plan d’aide de 2,9 milliards de dollars sur quatre ans auprès du Fonds monétaire international (FMI).

Publié le lundi 1 mai 2017 à 16:17, modifications lundi 1 mai 2017 à 16:17

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !