Monde

La terrible et émouvante chronique de Nicole Ferroni

La chronique de Nicole Ferroni sur France Inter mercredi matin est vite devenue virale. Evoquant la situation à Alep, la jeune humoriste a eu un peu de mal à terminer…

Depuis février 2013, la comédienne Nicole Ferroni tient une chronique hebdomadaire dans la matinale de Patrick Cohen sur France Inter. Toutes les semaines, elle fait rire et réfléchir des millions d’auditeurs en abordant avec une fausse innocence et un grand sens de l’analyse les sujets d’actualité.

Ce mercredi 14 décembre, elle n’a pas retenu ses larmes en finissant sa chronique, laissant le studio et les autres chroniqueurs dans un silence ému. Parce que le sujet de sa chronique était terrible : la guerre en Syrie, et l’horreur à Alep. Avec son débit rapide, elle compare les messages d’un journaliste syrien à Alep à la description de cette ville dans le Guide du Routard 2006. Il y a seulement quelques années, cette ville était un des joyaux du Moyen-Orient. Aujourd’hui, ce n’est plus qu’un immense champ de ruines.

Cette chronique tombe particulièrement juste, et constitue une respiration nécessaire dans la sordidité ambiante. Car la propagande du régime syrien et de ses alliés, la Russie en tête, fonctionne. Les populations civiles sont ainsi massacrées sous couvert de combats contre l’Etat Islamique. Alors que Bachar Al-Assad veut avant tout réinstaller son pouvoir et éradiquer tous ses opposants, la coalition internationale dont la France et les Etats-Unis lui laissent les mains libres.

La guerre avale toutes les couleurs pour mettre du noir à la place

Comme le dit Nicole Ferroni, « c’est un tel sac de nœuds ». Sa chronique veut montrer la fatigue, l’impuissance face à un jeu géopolitique complexe et hyper violent. Mais elle souhaite surtout en appeler à ces émotions simples que le monde semble avoir oublié face à la tragédie d’Alep : la solidarité, l’empathie, l’humanité. Elle finit, très émue, sur ces jolies paroles :

Un jour, peut-être, qui sait ?, la guerre sera si loin derrière l’humanité qu’on pourra dire, « les hommes se tuaient, et ils appelaient cela : la guerre ».

Publié le jeudi 15 décembre 2016 à 11:57, modifications jeudi 22 décembre 2016 à 10:34

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