Monde

Tchétchénie : le président Ramzan Kadyrov choque lors d’une interview

Le président ne mâche pas ses mots concernant la communauté homosexuelle dans son pays....

Cet entretien avec le président Tchétchène Ramzan Kadyrov fait parler de lui. En effet, celui ci s’exprime rarement à la presse internationale et son discours complètement révoltant soulève de nombreuses critiques et polémiques.

L’interview réalisée par la chaîne américaine HBO du président tchétchène Ramzan Kadyrov avait comme un air de surnaturel ! effectivement le président y tient des propos plus que choquants et le pire c’est qu’il se moque complètement de l’opinion publique. En effet, la communauté internationale est de plus en plus concerné et inquiète pour les personnes homosexuelles se trouvant en Tchétchénie. Ainsi donc, depuis plusieurs mois ceux-ci sont persécutés, torturés et parfois même tués par le régime ou par leur propre famille. Beaucoup accusent Ramzan Kadyrov de véritable “génocide” de cette partie de sa population.

Des mots forts et durs

Dans la vidéo, alors que  le journaliste d’HBO aborde ce sujet délicat, Kadyrov, agacé, enfonce le clou. Il se plaint tout d’abord auprès de ses conseillers de la nature même de la question (“C’est quoi ces questions?”) avant d’affirmer des propos qui font froid dans le dos :

Il n’y a pas de gays dans mon pays (…) S’il y en a, emmenez-les avec vous, au Canada. Emportez-les loin de nous. Débarrassez-nous d’eux, pour purifier notre sang. (…)C’est le Diable, il faut s’en débarrasser, ce ne sont pas des hommes (…)que Dieu les punisse pour ces accusations. Ils devront en répondre devant le Tout-Puissant.

Une réaction digne d’un autre temps, pour cette république autonome du Caucase (Russie) à majorité musulmane.

Un homme prêt a tout pour défendre la Russie

Lorsque le journaliste commence à parler des relations entre la Russie et les États-unis, le Président n’y va pas par quatre chemins et annonce vite la couleur:

Je suis prêt à donner ma vie pour la Russie. Je possède une bonne armée capable d’attaquer et de se défendre. Nous verrons comment évoluent les choses.

D’après son discours, on comprend bien que le président n’hésiterait pas une seconde à utiliser son arme nucléaire même si son pays venait à être complètement détruit:

Nous disposons d’un gouvernement fort et de la puissance nucléaire. Même si le pouvoir venait à tomber, nos missiles seraient automatiquement déployés, de quoi mettre le monde à genoux et à le prendre par derrière

Une interview qui laisse sans voix… toutes nos pensées vont vers la communauté LGBT qui lutte pour rester en vie dans ce pays où la démocratie n’existe pas.

Publié le mardi 18 juillet 2017 à 12:05, modifications mercredi 19 juillet 2017 à 10:48

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