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Tanzanie: 20 personnes arrêtées pour “homosexualité”

En Tanzanie huit hommes et douze femmes sont soupçonnés d’être homosexuels. Placés aujourd’hui aux mains de la justice Tanzanienne, leur sort reste très incertain.

L’homosexualité reste encore un délit dans de nombreux pays africains. Les personnes jugées coupables d’homosexualité s’exposent généralement à de lourdes peines de prison.

C’est peut-être malheureusement ce qui attend les 20 personnes qui ont été arrêtées en Tanzanie, pour homosexualité. En effet, huit hommes et douze femmes ont  été soupçonnés d’être homosexuels et sont actuellement entre les mains de la police. La date de leur arrestation n’est pas connue ni leur nationalité. Ils résidaient tous dans un hôtel sur l’île de Zanzibar et participaient à une formation de l’ONG internationale Bridge Initiative. Pourtant, cette ONG est officiellement enregistrée par le gouvernement de Zanzibar. Elle dispense des programmes d’éducation à la lutte contre le sida. Le commandant régional de police, Hassan Ali Nasri, a sérieusement déclaré samedi à a télévision tanzanienne:

Ces personnes sont impliquées dans des activités homosexuelles. Nous les avons arrêtées et nous sommes en train de les interroger. La police ne peut pas fermer les yeux sur cette pratique.

L’homosexualité sévèrement réprimée

Les hommes coupables d’être homosexuels peuvent être condamnés à trente ans de prison, sept années pour les femmes. De fait, certains pays comme la Mauritanie ou le Soudan, n’hésitent pas à les condamner à mort. La Tanzanie a quant à elle, développé une politique totalement homophobe. Ainsi, au mois de février, les autorités n’ont pas hésité à faire fermer une quarantaine de centres de santé spécialisés dans la lutte contre le sida. Accusés de promouvoir l’homosexualité, ces centres sont pourtant pour la plupart des habitants, le seul moyen d’avoir accès à des soins et de surveiller leur santé.

En juillet, le commissaire régional de Dar Es Salaam avait fait arrêter plusieurs homosexuels dans les bars et clubs de la capitale. Le gouvernement a également interdit la vente et l’importation de lubrifiant sexuels. La ministre de la Santé Ummy Mwalimu a rapporté que ces lubrifiants encourageaient l’homosexualité et participaient à la propagation du sida. Pour finir, la Tanzanie a assuré que les étrangers qui défendent les homosexuels seraient expulsés.

Aujourd’hui, on ignore si les 20 personnes interpellées seront jugées coupables, ni le sort qui leur sera réservé.

Publié le mardi 19 septembre 2017 à 10:12, modifications mardi 19 septembre 2017 à 9:53

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