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Syrie : Le Conseil de sécurité de l’ONU « réclame » à l’unanimité un cessez-le-feu en Ghouta orientale

Le texte adopté par le Conseil de sécurité prévoit un cessez-le-feu d’un mois pour permettre à l’aide humanitaire de rejoindre la Ghouta orientale.

STORY - Episode 25/74

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Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, à l’unanimité, ce samedi 24 février, une résolution réclamant « sans délai » un cessez-le-feu humanitaire d’un mois en Ghouta orientale en Syrie.

Une pause humanitaire durable

La réunion s’est tenue avec près de deux heures de retard sur la convocation. Celle-ci avait été annoncée à l’origine pour 18h00. Or, les nombreux reports depuis vendredi illustrent les divisions sur le conflit qui ravage la Syrie depuis près de sept ans. Ainsi, le texte a finalement été entériné ce samedi soir. Il demande que « toutes les parties cessent les hostilités sans délai pour au moins 30 jours consécutifs » en Syrie. Et ce, pour une pause humanitaire durable. La Russie qui soutient de manière indéfectible le régime de Bachar al Assad a approuvé ce texte après une série de négociations de dernière minute.

Ce n’est pas un accord de paix sur la Syrie. Le texte est purement humanitaire.

A déclaré l’ambassadeur suédois Olof Skoog, co-signataire du texte avec son homologue koweïtien. Dans les négociations, les Occidentaux ont refusé une demande russe pour que tout convoi humanitaire reçoive un feu vert de Damas. Par ailleurs, des exclusions au cessez-le-feu pour les combats contre les groupes djihadistes Etat islamique et Al-Qaïda ont été stipulées. En outre, à la demande de Moscou, elles intègrent également « d’autres individus, groupes, entités, associés avec Al-Qaïda et Daesh, ainsi que d’autres groupes terroristes désignés par le Conseil de sécurité ».

Toutefois, ces renvois peuvent donner lieu à des interprétations contradictoires. En effet, le régime de Bachar-al Assad qualifie de terroristes les rebelles soutenus par l’Occident. Ainsi, les conditions d’exécution du cessez-le-feu risquent par conséquent d’être aléatoires.

Enfin, à la suite d’une demande de garanties de la Russie, le Conseil de sécurité de l’ONU a d’ores et déjà prévu de se réunir à nouveau sur ce sujet dans quinze jours pour voir si le cessez-le-feu était bien appliqué.

Un nouvel Alep

Selon l’AFP, alors que les négociations se poursuivaient, le bruit des violents bombardements sur la Ghouta orientale a retenti jusque tard dans la nuit de vendredi à samedi dans les quartiers de l’est de Damas, limitrophes du fief rebelle. En représailles aux raids, les rebelles ont tiré des roquettes sur la capitale Damas, sans faire état de victimes.

Ainsi, la pression internationale n’est réellement intervenue que dans les dernières 48 heures. Pourtant, la catastrophe humanitaire que vit la Ghouta orientale rappelle ce qui s’était passé en décembre 2016 à Alep. La Russie avait déjà cherché à gagner du temps. Finalement, le Conseil de sécurité de l’ONU avait obtenu un arrêt du siège de la ville et à son évacuation.

 

Publié le dimanche 25 février 2018 à 11:19, modifications jeudi 1 mars 2018 à 12:17

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