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Syrie : Bachar al-Assad hausse le ton et appelle les Occidentaux « à réfléchir »

Alors que Donald Trump envisage des frappes après une attaque chimique supposée à Douma, Bachar al-Assad a estimé qu’une action de l’Occident « déstabiliserait davantage la région ».

STORY - Episode 68/74

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Au moment où la Syrie affirme qu’elle a repris le contrôle de la totalité de la Ghouta orientale, Bachar al-Assad a haussé le ton pour répondre aux menaces américaines de nouvelles frappes contre son régime. En effet, jeudi 12 avril le président syrien a ainsi mis en garde les puissances occidentales contre toute action sur le sol syrien.

Déstabiliser davantage la région

Ainsi, selon Bachar al-Assad ces actions « déstabiliseraient » encore plus la région.

Toute action ne contribuera qu’à déstabiliser davantage la région.

A-t-il averti alors qu’il recevait à Damas Ali Akbar Velayati. Selon l’agence officielle iranienne Irna, le conseiller de Ali Khamenei pour les questions diplomatiques, a déclaré au dirigeant syrien :

Comme par le passé, l’Iran fera bloc avec la Syrie en toutes circonstances. La résistance de la Syrie face à l’une des guerres terroristes les plus dures qu’il soit. Et la foi de cette nation dans la victoire est un exemple que chaque nation peut suivre.

A-t-il salué.

Lors de la rencontre à Damas, Bachar al-Assad et son hôte ont estimé que

Les menaces de certains pays occidentaux concernant une agression contre la Syrie étaient basées sur des mensonges qu’ils ont eux-mêmes créés avec leurs agents. Les groupes terroristes, après la libération de la Ghouta orientale.

A relaté la présidence.

Une attaque chimique niée par la Syrie et ses alliés

A l’origine de ces tensions, une attaque chimique présumée samedi 8 avril dans la ville de Douma, dernier bastion rebelle dans la Ghouta orientale. Elle avait été imputée au régime par des secouristes sur place qui avaient fait état de dizaines de morts. Pourtant, le régime de Bachar al-Assad et ses alliés, la Russie et l’Iran, ont nié toutes ces accusations. Or, les Occidentaux, avec les Etats-Unis en tête, ont menacé le régime syrien de frappes imminentes. De son côté, la Russie a dénoncé un « prétexte » utilisé pour lancer une opération militaire contre son allié et a prévenu qu’elle abattrait tout missile lancé contre la Syrie.

Nous considérons qu’il est absolument essentiel d’éviter tout acte qui serait en mesure d’aggraver les tensions en Syrie. Cela aurait un effet extraordinairement destructeur sur tout le processus de règlement syrien.

A estimé Dmitiri Peskov jeudi 12 avril.

Publié le vendredi 13 avril 2018 à 13:30, modifications vendredi 13 avril 2018 à 11:23

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