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Sri Lanka : Grossesse interdite pour celles qui vont travailler dans le Golfe

Pour s’assurer qu’elles ne tombent pas enceintes une fois sur place, les agences leur injectent un contraceptif.

Au Sri Lanka, des agences de recrutement injectent un agent contraceptif aux femmes avant de les envoyer à l’étranger. L’objectif ? Qu’elles n’aient pas une grossesse. Problème, celles-ci ignorent souvent ce qu’il se passe vraiment.

Eviter le coût de rapatriement

Pour beaucoup de Sri Lankaises, partir à l’étranger pour travailler est une obligation économique. L’une des destinations de choix se trouve dans le Golfe où elles vont travailler comme domestiques. Mais, les agences de recrutement ont mis au point un système très étrange selon nos confrères du Guardian. En effet, elles promettent aux employeurs “trois mois sans grossesse”. Pour s’en assurer, ces agences obligent les femmes à prendre un contraceptif sous forme d’injection.

Certaines femmes ne savent même pas à quoi servent ces injections

explique Rahini Bhaskaran, coordinatrice de Migrants Networks, une organisation de défense des droits des migrants. Au moins six agences agréées par le gouvernement sri lankais seraient concernées. Pour elles, l’objectif est de ne pas avoir à payer un rapatriement si ces femmes tombent enceintes. Cela permettrait aussi de cacher une autre réalité. Certaines femmes pensent en effet qu’elles doivent avoir des relations sexuelles avec les recruteurs pour avoir une chance de partir à l’étranger. Ceux-ci auraient donc tendance à en profiter.

Une volonté de contrôler les grossesses des femmes qui n’est pas sans faire penser à cette salariée japonaise qui a du s’excuser. Elle était tombée enceinte sans l’accord de son entreprise.

Publié le lundi 9 avril 2018 à 10:14, modifications dimanche 8 avril 2018 à 20:44

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