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Séparations de migrants: des centaines de femmes occupent le Sénat américain

Près de 600 manifestants, en majorité des femmes, ont fait irruption jeudi dans un bâtiment du Sénat américain pour protester contre les séparations de familles de migrants et leur envoi en centre de rétention, avant d’être brièvement arrêtés.

Enveloppées dans des couvertures de survie comme celles distribuées aux enfants séparés de leurs parents clandestins, des femmes portaient une grande banderole ronde marquée des mots “Les familles doivent rester ensemble en liberté” dans le grand hall d’un bâtiment de bureaux attenant au Congrès.

La police du Capitole a annoncé avoir arrêté “pour manifestation illégale environ 575 individus”, ce qui est passible d’une amende. Ces chefs d’inculpation leur ont été signalés sur les lieux-mêmes puis tous ont été relâchés.

L’actrice américaine Susan Sarandon avait auparavant mené un cortège qui est passé devant le ministère de la Justice à Washington. Une manifestation à l’appel, notamment, des organisatrices de la grande “Marche des femmes” de janvier 2017.

La présence de Susan Sarandon dans le bâtiment n’est pas confirmée mais elle a tweeté une photo du rassemblement, accompagnée du message: “Encore plus d’actes puissants, beaux, de la part de centaines de femmes disant que nous demandons que les familles séparées par la politique immorale” de la police chargée de l’immigration (ICE) “soient réunies”.

“Arrêtée”, a-t-elle également écrit sur Twitter sans donner de précision.

Plusieurs démocrates sont allés à la rencontre des manifestants dans le bâtiment du Sénat. Une élue de la Chambre des représentants, Pramila Jayapal, a elle aussi reçu une amende après s’être assise avec les manifestants.

Elle a dénoncé, sur Twitter, “la politique cruelle de tolérance zéro” de Donald Trump, avant de rappeler qu’une grande journée de mobilisation était prévue samedi aux Etats-Unis.

Ces femmes protestent contre la politique inhumaine de l’administration Trump

a déclaré la sénatrice démocrate Kirsten Gillibrand sur Twitter.

Après la mise en œuvre d’une politique de “tolérance zéro” début mai, les poursuites systématiques engagées contre les parents sans-papiers traversant la frontière avec leurs enfants avaient abouti à la séparation de plus de 2.300 mineurs en quelques semaines.

Mais cette pratique de séparation a été annulée la semaine dernière par M. Trump face au tollé provoqué par les images d’enfants en pleurs placés dans des centres d’hébergement, parfois à des milliers de kilomètres de leurs parents maintenus en centre de rétention.

Publié le vendredi 29 juin 2018 à 7:45, modifications vendredi 29 juin 2018 à 8:06

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