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Selon un rapport, les nonnes seraient traitées comme des esclaves au Vatican

Les nonnes seraient traitées comme des esclaves dans de trop nombreux endroits par cardinaux, prêtres et prélats.

Y aurait-il quelque chose de pourri au Saint Siège ? C’est ce que l’on pourrait croire selon un rapport publié par le quotidien officiel du Vatican. On y apprend que les religieuses qui travaillent au ménage ou à des tâches subalternes seraient traitées comme des esclaves. Une alerte qui s’inscrit dans un mouvement plus global de défense de droit des femmes.

De Weinstein au Pape François

C’est une nouvelle vague dans un mouvement international. #MeToo, est apparu à Hollywood et est passé par les mosquées. Il fait désormais irruption au Vatican. Il ne s’agit pas ici de viols ou d’agressions sexuelles. Mais, plus largement des violences faites aux femmes. Un rapport publié par le journal officiel du Vatican a lancé un véritable pavé dans la mare.

Les nonnes se lèveraient avant l’aube pour préparer le repas des hauts dignitaires. Elles ne pourraient se reposer “qu’une fois le repas du soir servi, la maison rangée et la lessive et le repassage faits. Les nonnes ne disposent pas dans cette sorte de ‘servitude’ d’heures de travail fixes à l’inverse des travailleurs séculiers et leur salaire est arbitraire et souvent très modeste” explique sœur Mary, interrogée par le quotidien.

Un prêtre est tout, une nonne rien

“Je connais des religieuses qui sont docteurs en théologie. Pourtant, elles ont été envoyées du jour au lendemain faire la cuisine ou la lessive” explique soeur Paule, une nonne citée par l’Osservatore Romano. Selon le rapport, derrière cette situation se trouve “l’idée qu’une femme vaut moins qu’un homme. En particulier dans l’Église catholique qu’un prêtre est tout et une nonne rien” conclut-elle.

Pour l’instant, aucune réaction n’est arrivée du Pape François. Mais, on sait que la place des femmes dans l’Église faisait partie de ses grands objectifs. S’il reste exclu de les faire accéder à la prêtrise (alors que c’est en réflexion pour les hommes mariés), leur place d’un point de vue historique et actuel est étudiée. En France, selon un rapport de 2015, les 3/4 des permanents laïcs dans l’Église étaient des femmes.

Mais, plus les responsabilités montent et plus elles sont rares. On est encore loin de l’objectif fixé par le Pape François en 2015 qui estimait qu’elles devaient être “davantage écoutées”, mais aussi avoir “un poids réel”, “une autorité reconnue, dans la société et dans l’Église”.

 

Publié le vendredi 2 mars 2018 à 14:25, modifications vendredi 2 mars 2018 à 12:16

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