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Sabri Essid : le demi-frère de Mohammed Merah aurait été exécuté en Syrie

Sabri Essid, le djihadiste toulousain, demi-frère par alliance de Mohammed Merah, aurait été exécuté en Syrie. Sa mort avait été annoncée le 21 février par une revue proche du groupe Etat Islamique. Selon cet organe de propagande, le combattant aurait sauté sur une mine. D’après des informations du quotidien Libération, il aurait en réalité été exécuté.

Le quotidien Libération vient de dévoiler que le djihadiste toulousain Sabri Essid serait mort en Syrie dans des circonstances dramatiques. Il n’aurait pas sauté sur une mine. Sabri Essid aurait, en réalité, été exécuté.

La mort de Sabri Essid confirmée par les services de renseignement

L’annonce de la mort de ce toulousain, demi-frère par alliance de Mohammed Merah, avait été faite par une source proche du groupe Etat Islamique, le 21 février. Cette nouvelle sur la disparition de Sabri Essid a été également relayée par le chercheur sur les questions islamistes Romain Caillet.

Plusieurs sources du renseignement ont confirmé à Libération et à RTL la mort du djihadiste toulousain. Sabri Essid aurait en fait été exécuté. Sa mort serait également bien antérieure au 21 février. Selon la même source, le frère cadet de Sabri Essid, Walid Essid, est également considéré comme mort. Ce dernier serait décédé suite à des frappes aériennes.

Le parcours de Sabri Essid dans la mouvance djihadiste

Sabri Essid est lié avec Mohammed Merah par son père, qui avait épousé en secondes noces la mère du « tueur au scooter ». En mars 2012, Sabri Essid avait participé à l’enterrement de son demi-frère par alliance, au cimetière de Cornebarrieu en Haute-Garonne. Sabri Essid aurait rejoint la Syrie et les rangs du groupe Etat Islamique en 2014. Sur une vidéo, il apparaissait aux côtés d’un enfant qui exécute un otage israélien.

La mort de Sabri Essid, figure de la filière djihadiste à Toulouse, a donc été confirmée par les services de renseignement. Sabri Essid aurait été exécuté « pour cause de rivalités » selon le journaliste du service police-justice de RTL.

La filière de Toulouse

Comme Mohammed Merah, Sabri Essid était un proche d’Olivier Corel, surnommé « l’émir blanc ». Cet homme a fondé la communauté islamiste d’Artigat en Ariège, à la fin des années 1980. De nombreux djihadistes toulousains sont passés par ce site. Le demi-frère par alliance de Merah était l’un des rares rescapés de la filière toulousaine.

En décembre 2017, Thomas Barnouin était arrêté par les Unités de protection du peuple kurde. Les forces kurdes avaient également arrêté Mohamed Megherbi, Kevin Gonot et Thomas Collange, tous originaires de Toulouse. Thomas Barnouin s’était envolé pour la Syrie en février 2014 avec une dizaine d’autres islamistes de la région toulousaine : les frères Clain, Sabri Essid, et Imad Djelabi (condamné en octobre à 15 ans de prison pour être parti combattre en Syrie).

Les frères Clain toujours en liberté malgré d’importantes prises de guerre

En septembre 2017, Jonathan Geoffroy, originaire de Toulouse, avait été remis à la France par la Turquie. En novembre 2017, Abdelkader Merah, le frère de Mohammed Merah, a été condamné par la cour d’assises spéciale de Paris à 20 ans de prison. Abdelouahed el-Baghdadi (le mari de la sœur de Mohammed Merah, Souad) et Imad Djabali ont écopé de peines allant de huit à quinze ans de prison. De cette filière, il ne reste finalement que les frères Clain : Fabien et Jean-Michel. Fabien Clain avait revendiqué, dans une vidéo, les attentats de novembre 2015 à Paris, commandités par Abdelhamid Abaaoud. Selon les précisions de Libération, les frères Clain, les deux autres djihadistes toulousains issus de « la filière d’Artigat en Ariège », seraient donc toujours en vie.

Publié le jeudi 1 mars 2018 à 17:31, modifications jeudi 1 mars 2018 à 17:28

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