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Royaume-Uni : Un couple dans un état critique après avoir été en contact avec le poison Novichok, comme Sergueï Skripal

Un couple a été hospitalisé dans un état critique après avoir été exposé à l’agent innervant Novichok. L’incident s’est déroulé à quelques kilomètres du lieu où l’ex-espion russe Sergueï Skripal avait été victime d’une tentative d’empoisonnement en mars, avec le même produit.

Deux Britanniques, identifiés par un ami comme étant Charlie Rowley et Dawn Sturgess, ont été retrouvés inconscients samedi 30 juin dans une habitation de Muggleton Road, dans un quartier résidentiel d’Amesbury, à une dizaine de kilomètres de Salisbury. La ville où Sergueï Skripal et sa fille Ioulia avaient été victimes d’une tentative d’empoisonnement à l’agent innervant Novichok le 4 mars dernier. Une affaire dans laquelle la responsabilité de la Russie avait été pointée du doigt par de nombreux pays. A commencer par le Royaume-Uni. Cette affaire avait entraîné une crise diplomatique, ainsi que la plus importante vague d’expulsions croisées de diplomates russes et occidentaux de l’Histoire.

Aucune preuve qu’ils étaient visés

Ce soir nous avons reçu des résultats d’analyse. Ils montrent que les deux personnes ont été exposées à l’agent innervant Novichok.

A déclaré à la presse Neil Basu, le chef du contre-terrorisme britannique.

Par ailleurs, le laboratoire de la Défense de la ville voisine de Porton Down a confirmé l’usage de cet agent neurotoxique de conception soviétique. Celui même qui avait été décelé dans le cas de l’ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia Skripal. Le père et la fille sont aujourd’hui tirés d’affaire après un lourd traitement médical. Toutefois, selon Neil Basu, il n’y a aucune preuve suggérant que Charlie Rowley and Dawn Sturgess, « étaient visés d’une quelconque manière ».

C’est le même agent innervant. Ce sera aux scientifiques de déterminer s’il vient du même lot.

A-t-il précisé.

La police n’a pas été en mesure de d’établir le mécanisme de transmission du poison.

A-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à Londres.

Pas de risque sanitaire

Plusieurs cordons de sécurité ont été mis en place dans des endroits où auraient pu se rendre les deux quadragénaires auparavant. En outre, le déploiement policier a également été renforcé dans les villes d’Amesbury et Salisbury.

Dans le même temps, l’agence de santé publique Public Health England (PHE) a estimé que cet événement ne posait « pas de risque sanitaire significatif pour le grand public ». Par ailleurs, des échantillons ont été amenés au laboratoire militaire de Porton Down pour être testés. Par ailleurs, Scotland Yard a déclaré que les agents du contre-terrorisme travaillent conjointement avec la police du comté de Wiltshire sur l’incident d’Amesbury.

Publié le jeudi 5 juillet 2018 à 10:25, modifications jeudi 5 juillet 2018 à 9:57

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