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Aussi puissant qu’Harvey, l’ouragan Irma arrive sur les Petites Antilles françaises

Selon les météorologues, l’ouragan Irma qui menace les Antilles françaises, va encore se renforcer dans les prochaines 48 heures

STORY - Episode 5/9

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L’ouragan Irma est passé lundi 4 septembre en catégorie 4 (qui en compte 5), a annoncé le Centre national des ouragans (NHC) américain.

Ainsi, rentrée retardée, habitations évacuées… La Guadeloupe, Saint-Barthélemy et Saint-Martin se préparent à l’arrivée de l’ouragan. Il devrait toucher les Petites Antilles dans la nuit de mardi à mercredi.

« Il va encore se renforcer »

L’ouragan se dirigeait vers les îles Sous-le-Vent avec des vents soufflant à 215 km/h.

Irma va encore se renforcer au cours des prochaines 48 heures.

A averti le NHC basé à Miami, ajoutant qu’il fallait achever les préparatifs « pour protéger les vies et les biens ».

Dans les îles du Nord, ce sont Saint-Barthélemy et Saint-Martin, qui risquent d’être particulièrement touchées.

L’épisode qu’on a, avec ses vents, la pluie, la houle cyclonique et marée haute, fait que nous sommes dans la situation du plus haut risque pour 11.000 personnes.

A mis en garde la préfète déléguée de Saint-Martin et Saint-Barthélemy Anne Laubies.

Ainsi, de sérieuses mesures de protection ont été prises dans le département de la Guadeloupe, et les collectivités d’outre-mer de Saint-Barthélemy et Saint-Martin. Dans le même temps, à l’ouest, les États-Unis, l’État de Floride et plusieurs îles des Caraïbes (dont Porto Rico) se préparent également.

Anticiper l’ouragan

De plus, en Guadeloupe, à peine rouverts pour la rentrée lundi, les établissements scolaires « fermeront mardi 5 et mercredi 6 septembre », a annoncé la préfecture dans un communiqué. Les administrations publiques seront fermées mercredi. Le préfet recommande aux entreprises privées d’en faire de même, « afin de laisser les routes dégagées pour la circulation des secours ».

Les habitations situées sur les côtes basses ou en bord de falaise « seront évacuées, en raison d’un risque d’inondation à cause de fortes houles », mais aussi « de l’érosion des falaises pouvant entraîner des effondrements ». Les personnes concernées seront relogées notamment dans des gymnases ou des abris mis à disposition par les communes. Enfin, les hôpitaux doivent avoir « 72 heures d’avance en médicaments, nourriture et eau potable ».

À Saint-Barth, lundi matin, de longues files d’attente s’étaient formées devant les stations-service. Les habitants s’étaient massivement déplacés pour se fournir en piles et en eau. En outre, beaucoup achevaient de couper et tailler les arbres autour des habitations, de ranger et sécuriser tout objet pouvant s’envoler, et de calfeutrer leurs fenêtres et leurs portes.

Enfin, la Martinique a été placée, lundi en début de soirée, en vigilance orange pour mer dangereuse à la côte par MétéoFrance. Les météorologues prévoient des vagues proches de 2,50 mètres en matinée de mardi sur la côte atlantique.

Le danger sera d’autant plus grand que l’on sera dans le noir. Ce n’est pas la peine de prendre de risque. Nous sommes face à une problématique majeure qu’on n’a pas connue depuis plus de vingt ans. En 20 ans, l’urbanisation a changé, il y a plus de monde. Il faut que les gens s’en aillent des zones inondables.

A martelé Anne Laubies.

Publié le mardi 5 septembre 2017 à 11:12, modifications jeudi 7 septembre 2017 à 12:34

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