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Pays-Bas : leur pied de nez à Donald Trump sur la question de l’avortement

Alors que le nouveau président des Etats-Unis se lance dans une bataille anti-avortement, les Pays-Bas réagissent et donnent à Donald Trump une belle leçon de droits fondamentaux. On vous explique tout …

Depuis son investiture en tant que 45ème président des Etats-Unis, Donald Trump enchaîne les décrets. Et il semble bien parti pour tenir ses promesses de campagne. En effet, celui-ci vient de signer un décret interdisant aux Etats-Unis de financer toute organisation internationale qui serait favorable à l’avortement.

La Mexico City policy – c’est son nom – est bien connue des américains. En effet, cette interdiction est régulièrement remise au goût du jour par les administrations républicaines. Elle avait été dernièrement mise en place par George W. Bush, puis annulée par Barack Obama. L’objectif de cette mesure est d’interdire le financement des organisations qui souhaitent informer les femmes sur la contraception et l’avortement. Et ceci même si les groupes concernés ne pratiquent pas l’opération.

Les Pays-Bas s’engagent contre les Etats-Unis

Mais cette fois-ci, un petit pays a décidé de faire face au géant américain. En effet, dans un communiqué publié le 25 janvier dernier, les Pays-Bas ont annoncé une mesure pour contrer Donald Trump. Lilianne Ploumen, la ministre néerlandaise en charge de la coopération, a déclaré vouloir remplir le vide créé par cette interdiction. Elle a décidé de mettre en place un fond international qui permettrait de financer les organisations en question. Ploumen a cité Marie Stopes International, une des organisations concernées. Selon celle-ci, 14 femmes par jour pourraient perdre la vie à cause de cette mesure. Pour la ministre néerlandaise, les conséquences de cette interdiction pourraient être énormes. Selon elle, empêcher les femmes de s’informer sur ces questions ne fait qu’augmenter le nombre de pratiques à risques.

Ploumen souhaite que son fond comble le trou que laissera le décret signé par Trump. Elle espère en effet que les gouvernements, les entreprises et les organisations sociales s’allient pour compenser le manque de financement. Ceux-ci pourront être attribués à des projets facilitant l’accès à la contraception. Mais également à l’information sur l’avortement et à l’éducation des femmes dans les pays en développement. Une prise de position courageuse face aux mesures rétrogrades entamées par la nouvelle administration américaine.

Publié le jeudi 26 janvier 2017 à 17:06, modifications jeudi 26 janvier 2017 à 17:06

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