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Nouvelle-Zélande : Plus de 400 baleines-pilotes s’échouent sur une plage

Phénomène mystérieux et inexpliqué

Depuis vendredi 10 février, plus de 400 baleines-pilotes se sont échouées sur une plage de Nouvelle-Zélande. La population locale s’est mobilisée pour remettre à l’eau les quelques survivants.

C’est l’un des pires échouages qu’ait connu la Nouvelle-Zélande. En effet, vendredi 10 février, ce sont 416 baleines-pilotes qui se sont échouées sur la plage de Farewell Spit, au nord de l’île du Sud.

Si de tels événements sont assez fréquents, il est rare qu’autant d’animaux se retrouvent pris au piège d’un seul coup.

Selon les autorités néo-zélandaises, il s’agit du troisième plus grand échouage dans le pays. Le plus important s’était produit en 1918, lorsqu’un millier de baleines étaient arrivées sur les îles Chatham, situées à plus de 800 kilomètres des côtes principales, dans l’océan Pacifique. Plus récemment, 450 cétacés s’étaient échoués dans la baie très industrielle d’Auckland, dans l’île du Nord.

A l’heure actuelle, les scientifiques n’ont avancé aucune hypothèse quant aux raisons de ces échouages massifs :

L’hypothèse la plus probable est celle d’une erreur de navigation.

A expliqué Hélène Peltier de l’observatoire Pelagis, le centre de recherche sur les mammifères marins de La Rochelle. Elle a ajouté :

La baie où elles se sont échouées est peu profonde avec des bancs de sable. Une fois dedans, les dauphins-pilotes ont pu avoir des difficultés à s’orienter en raison de la faible hauteur d’eau qui perturbe leur écholocalisation.

En effet, s’agissant d’animaux grégaires, il suffit que certains membres du groupe se soient engouffrés dans la baie pour que tous suivent.

Il est possible que les premiers globicéphales coincés sur la plage aient émis des signaux de détresse. Ils ont fait venir les autres, entraînant l’échouage de toute la structure sociale.

A ainsi analysé la chercheuse.

Des opérations de sauvetage complexes

Vendredi, les secours néo-zélandais avaient réussi à remettre à l’eau une centaine de ces grands dauphins vivants. Hélas, 50 d’entre eux sont ensuite revenus s’échouer sur la plage une seconde fois.

Les opérations de sauvetage qui ont rassemblé des centaines de volontaires se sont arrêtées avec la tombée de la nuit dans cette île du Pacifique. Elles devaient reprendre dès le levé du soleil ce samedi 11 février. Malheureusement, les chances de sauver les animaux encore échoués sont très minces.

Vu le nombre de baleines qui sont déjà mortes, on peut présumer que celles qui sont encore en vie sont en très mauvais état.

S’est désolé Andrew Lamason, le directeur régional de la protection de l’environnement, à la radio néo-zélandaise.

Hélène Peltier a également confirmé qu’il était très compliqué de remettre à l’eau les baleines-pilotes :

Il faut essayer de passer une sorte de civière sous le corps. Puis l’éloigner tout doucement jusqu’au large grâce à des petits bateaux. Dans tous les cas, l’animal est épuisé, traumatisé et complètement désorienté.

Herb Christophers, porte-parole de la protection de l’environnement a expliqué à l’AFP que le travail des volontaires était entravé par le nombre impressionnant de cadavres de cétacés :

Les baleines mortes flottent ici et là et obstruent le chemin vers le large.

Les baleines pilotes sont une espèce très répandue dans les eaux néo-zélandaises. De plus, la plage de Farewell Spit est tristement connue pour les échouages de cétacés.

D’après l’association de sauvetage des baleines, Project Jonah, 300 baleines et dauphins s’échouent sur les côtes de Nouvelle-Zélande en moyenne chaque année.

Pour l’instant, un tel échouage, même massif, ne remet pas en cause la survie de l’espèce.

A rassuré Hélène Peltier.

Publié le dimanche 12 février 2017 à 10:11, modifications dimanche 12 février 2017 à 10:11

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