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Noël sanglant au Congo : au moins 35 civils tués

Au moins 35 civils ont été tués dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo. Un massacre qui s’est déroulé entre samedi 24 et dimanche 25 décembre. Retour sur ce week-end dramatique.

Des milices ont tué au moins 35 civils dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo. Au moment où le pays traverse une crise politique depuis plus de deux ans.

Ainsi, ce massacre est intervenu ce week-end de Noël, entre samedi 24 et dimanche 25 décembre.

Selon des sources concordantes et relayées par LCI, ce sont des assaillants armés au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo qui auraient perpétrés ces crimes.

L’est de la République Démocratique du Congo, et tout particulièrement le Nord-Kivu, est déchiré depuis plus de vingt ans par des conflits armés. Les violences inter-ethniques continuent donc de s’intensifier dans cette région déjà profondément marquée par l’instabilité politique du pays.

Deux ans de rébellion et de massacres

Le drame s’est produit à Eringeti et dans ses environs, dans le territoire de Beni. Cette zone est ensanglantée depuis plus de deux ans par une vague de massacres ayant déjà fait plus de 700 morts, selon l’administrateur territorial, Amisi Kalonda.

Ce dernier a imputé la tuerie aux Force démocratiques alliées (ADF). Il s’agit d’une rébellion ougandaise musulmane installée dans la région depuis plus de vingt ans.

Les ADF ont encore endeuillé la population de Beni territoire à Eringeti et dans ses environs. Hier, ils ont tué dix civils à Eringeti ;

A ainsi déclaré Amisi Kalonda, joint par téléphone par LCI depuis Goma, la capitale du Nord-Kivu.

Le mode opératoire, c’est toujours le même : les victimes ont été tuées à l’arme blanche et à la machette.

A-t-il ajouté.

En effet, un porte-parole des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) a déclaré que l’armée avait tué quatre rebelles ADF.

Le bilan est très lourd pour les civils.

A précisé l’officier sans donner de chiffre des victimes.

Les violences inter-ethniques dans l’est de la République Démocratique du Congo ont déjà fait des dizaines de morts en 2016. Les relations entre les communautés sont aggravées par les mouvements de population et les opérations menées par l’armée congolaise contre la principale milice hutue de la région.

Un conflit complexe

Plus de deux ans après les premiers massacres, le gouvernement congolais et les casques bleus de la Mission de l’ONU au Congo (Monusco), présents en nombre dans la région, se révèlent toujours incapables de protéger la population locale et d’identifier les auteurs de ces crimes.

Plusieurs chercheurs et militants associatifs locaux dépeignent, eux, une violence aux rouages complexes. Selon eux les responsables seraient responsables, outre des rebelles ADF, des soldats de l’armée régulière et des combattants d’autres milices locales, sur fond de trafics mafieux, de différends ethniques et de conflits fonciers.

En effet, les affrontements entre milices se sont multipliés au cours de la semaine écoulée. Ces derniers faisant craindre une flambée de violences liée à la crise politique à Kinshasa. Effectivement, le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila malgré l’expiration de son mandat est contesté par l’opposition.

Publié le lundi 26 décembre 2016 à 15:18, modifications lundi 26 décembre 2016 à 15:18

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