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Madagascar : Les partisans de l’opposition toujours dans la rue pour réclamer le départ du président Hery Rajaonarimampianina

A Madagascar, l’opposition est redescendue dans la rue pour une sixième journée consécutive pour exiger le départ du président Hery Rajaonarimampianina. Elle refuse de retourner à la table des négociations entamées la veille avec le pouvoir.

Depuis le 21 avril Madagascar est une nouvelle fois entrée dans une impasse politique. Ainsi, ce jeudi 26 avril, l’opposition malgache est pour la sixième journée descendue dans la rue. A Antananarivo de nombreux manifestants ont protesté contre l’adoption de force d’une loi électorale, préalable à l’organisation du scrutin présidentiel de novembre 2018. En outre, selon Le Figaro, 2.000 personnes se sont massées devant la Cour Constitutionnelle. Ils ont réclamé la démission du président Hery Rajaonarimampianina.

Ils sont partis une nouvelle fois de la Place du 13 mai, lieu historique de la contestation sur la Grande Ile. Les manifestants ont ensuite convergé dans le calme vers le tribunal d’Anosy, sous la protection de gendarmes armés. Ils y ont déposé plainte contre le chef de l’Etat et le gouvernement. Les accusant d’être les « responsables de la tuerie de samedi », qui a fait deux morts parmi les partisans de l’opposition.

Des élections prévues en fin d’année

Des élections présidentielle et législatives sont prévues à la fin de l’année. Toutefois, les manifestants veulent finir avec celui qu’ils accusent notamment de museler l’opposition. Et de « piller les richesses du pays ». Or, après plusieurs jours de fronde populaire, des négociations ont finalement débuté mercredi 25 avril entre le parti au pouvoir HMV et l’opposition, sous l’égide de l’Union africaine (UA).

La communauté internationale, par le biais de l’Union africaine, a invité les protagonistes à se mettre autour de la table.

A expliqué Augustin Andriamananoro, un proche conseiller d’Andry Rajoelina, l’un des chefs de l’opposition.

L’Union africaine cherche une voie consensuelle pour une sortie de crise.

A-t-il ajouté. Cependant, la rue ne l’entend pas ainsi.

Plus question de négocier.

Scandait la foule ce jeudi 26 avril.

Par ailleurs, les pourparlers, auxquels participent des députés de l’opposition et le président du HMV, Rivo Rakotovao, devaient reprendre jeudi en fin d’après-midi. Néanmoins, l’opposition a décidé de ne pas s’y rendre.

L’Union africaine nous donne rendez-vous ce soir à 17 heures, mais nous n’allons pas y assister.

A averti la députée de l’opposition, Hanitriniaina Razafimanantsoa, précisant que les discussions de la veille avaient été « très virulentes ».

Cette nouvelle crise à Madagascar, grande île de l’océan Indien à l’histoire politique mouvementée, a donc débuté samedi 21 avril avec une manifestation, interdite par les autorités. Celle-ci a dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre.

Les nouvelles lois électorales à l’origine du mécontentement

A l’origine de cette grogne : les nouvelles lois électorales que l’opposition juge favorables au gouvernement. Depuis, les manifestations se poursuivent tous les jours, et dans le calme, dans la capitale Antananarivo. Avec toujours le même mot : la démission du président, en poste depuis 2014. Elu en 2013, il n’a pas encore annoncé s’il allait briguer un second mandat cette année. Dimanche soir, le président Hery Rajaonarimampianina avait dénoncé une tentative de « coup d’Etat ».

Publié le vendredi 27 avril 2018 à 10:12, modifications vendredi 27 avril 2018 à 9:52

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