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Les lignes de Nazca profanées par un camion en sortie de route

Jeudi dernier, un semi-remorque est passé outre les signalisations routières et s’est retrouvé en plein milieu du site sacré classé au patrimoine de l’UNESCO, détruisant au passage une partie de celui-ci.

Les lignes de Nazca, mystère géologique et archéologique vieilles de plus de 2000 ans, ont été dégradées par un semi-remorque en sortie de route le 27 janvier dernier.

Un patrimoine endommagé

Les lignes de Nazca, situées au Pérou, ont été découvertes il y a un peu plus d’un demi-siècle. On dénombre environ 70 géoglyphes représentant plantes et animaux, vus du ciel. Il semblerait que, malgré les indications, le camion ait franchi les limites de la route, l’amenant sur ce site aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les dégâts sont conséquents et plusieurs géoglyphes sont touchés jusqu’à une longueur de 100 mètres. En seulement quelques minutes, 3 figures géométriques, ayant survécus aux deux derniers millénaires ont été saccagées et ce probablement de manière irréversible.

Le chauffeur arrêté

Les vigiles du site sont parvenus à arrêter le camion ainsi que le contrevenant. Par la suite, une plainte à été déposée auprès de la police péruvienne. Il semblerait, d’après ce qu’a rapporté la police, que l’individu affirme ne pas avoir les panneaux de signalisation. Il sera présenté à la justice et devra répondre de ses actes.

En effet, plus qu’une simple sortie de route, c’est une attaque au patrimoine mondiale que provoque cet accident. Il s’agira de définir les circonstances de cette sortie de route afin de comprendre ce qui est en jeu. Il y a peu encore, d’autres patrimoines ont été mis en danger par l’action de l’homme comme le temple de Aïn Dara, de manière directe ou indirecte, soulevant un questionnement lié à la protection et à la préservation de ces sites et monuments classés.

Ces lignes sont aujourd’hui très célèbres par l’énigme qui les entoure. Selon les chercheurs, on trouve des géoglyphes sur une superficie de plus de 750m², on ne les voit réellement que depuis le ciel, et les moyens de leur création sont encore incertains. Plus étonnant encore, elles sont encore intactes après, au minimum, 2000 ans d’existence. Protégées par la pluie et l’érosion, la destruction de ce site par l’homme engagerait l’anéantissement de toute compréhension scientifique de ces symboles.

Publié le vendredi 2 février 2018 à 19:56, modifications samedi 3 février 2018 à 11:30

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