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Les déplorables conditions de fabrication des bonbons Haribo

Haribo, c’est beau la vie, pour les grands et les petits ! Le slogan bien connu de la marque de bonbons donnerait plutôt à réfléchir quand on apprend les conditions de travail des employés de la célèbre firme.

Vous l’ignoriez peut-être mais pour fabriquer les nounours d’Haribo, l’un des ingrédients indispensable est la cire de Carnauba. Cette substance brunâtre, produite par les palmiers situés au nord-est du Brésil, donne cette apparence brillante aux bonbons. Elle les empêche aussi de s’agglutiner les uns aux autres. Cependant, comme le révélait dernièrement un documentaire diffusé sur la chaîne allemande ARD, les conditions de travail des ouvriers chargés de la récolte de la fameuse cire seraient tout simplement effroyables et inadmissibles.

 

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De l’esclavagisme moderne et toléré

D’après le reportage, les employés, qui vivent sur place pendant la récolte, n’auraient pas de toit et ne disposeraient pas de toilettes. Ils dorment à même le sol ou dans des voitures quand ils en ont. Pour se désaltérer pendant leurs journées de labeur, ils doivent se contenter de l’eau non-potable des rivières avoisinantes. Leur situation est telle qu’il arrive parfois que la police brésilienne leur vienne en aide.

Amnesty International déclare que c’est à l’entreprise allemande de s’assurer que les Droits de l’Homme soient respectés et de contrôler la manière dont ses fournisseurs traitent le personnel. L’experte en économie Lena Rohrbach ajoute :

Si des délits sont commis, ce sont les entreprises qui doivent empêcher cela.

La production de gélatine pose également problème. Cette matière, qui provient des carcasses de porcs, est utilisée pour donner cet aspect de gomme et gélifié aux fraises Tagada ou autres Schtroumpfs. On découvre que chez Gelita, principal fournisseur de la marque, les cochons sont élevés de manière effrayantes. Les bêtes, qui souffrent souvent de blessures et d’infections, pataugent dans leurs excréments et vivent en complète promiscuité.

Bien évidemment, Haribo dit ne rien savoir de ces pratiques et a annoncé avoir ouvert une enquête :

Nous attachons une grande importance à notre processus de production et nous demandons à tous nos fournisseurs de respecter des normes sociales et éthiques très strictes.

Affaire à suivre, donc.

Publié le mardi 24 octobre 2017 à 13:06, modifications mercredi 1 novembre 2017 à 3:03

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