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Japon : un taux de radiation record mesuré à Fukushima

Près de six ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, la compagnie en charge de la centrale vient de mesurer un niveau anormalement élevé de radiations. Explications …

Le chantier de démantèlement de la centrale nucléaire de Fukushima semble devenir une entreprise de plus en plus risquée. Six ans après la catastrophe de mars 2011, Tepco vient d’enregistrer un niveau de radiation mortel sur le site. La société en charge de la centrale a révélé ses informations jeudi dernier.

Selon des observations fournies fin janvier par une petite caméra, une partie de l’enceinte de confinement serait extrêmement radioactive. Le niveau de radiation pourrait en effet s’élever à 530 sieverts par heure. Un niveau qui serait instantanément mortel pour l’homme. Ces estimations sont cependant à modérer. En effet, les estimations sont basées sur les images enregistrées par la caméra et il existe une marge d’erreur de 30%.

Mais même en tenant compte de la marge, le taux reste indubitablement élevé. En 2012, un relevé effectué à un autre endroit du même réacteur annonçait 73 sieverts. Pour rappel, le taux recommandé d’exposition des ouvriers du nucléaire se situe à 20 millisieverts par an. Selon les spécialistes, un tel niveau pourrait indiquer la proximité du combustible, que Tepco peine toujours à localiser.

Un trou béant

De plus, Tepco a annoncé avoir détecté un trou. Situé sur une plateforme dans l’enceinte de confinement de la cuve, il mesurerait un mètre carré. Le porte-parole de l’entreprise a expliqué qu’il pourrait être lié à la chute du combustible. Une hypothèse que Tepco devra cependant confirmer. Un nouveau robot devrait être envoyé dans cette partie du réacteur pour explorer la zone. Celui-ci devrait pouvoir supporter un taux de 1000 sieverts et fonctionner quelques heures dans le réacteur.

Une nouvelle qui pourrait bien retarder encore plus les travaux de démantèlement. Selon ses prévisions, Tepco devrait commencer à retirer les combustibles fondus d’ici 2021. Il reste cependant à finaliser la méthode d’extraction. Le ministère de l’économie japonais a estimé que l’opération de démantèlement pourrait coûter plus de 65 milliards de dollars. La facture totale devrait attendre les 177 milliards d’euros. Une opération coûteuse et extrêmement risquée, qui devrait s’étaler sur quarante ans.

Publié le vendredi 3 février 2017 à 12:42, modifications vendredi 3 février 2017 à 12:42

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