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Japon : Un séisme suivi d’un tsunami ravivent le souvenir de la catastrophe de Fukushima

Un tremblement de terre de magnitude 7,4 a touché le nord-est du Japon mardi matin, déclenchant des alertes au tsunami dans cette région déjà meurtrie en mars 2011.

Une secousse de magnitude révisée à 7,4 (au lieu des 7,3 annoncé) selon l’agence géologique nippone s’est produite mardi 22 novembre à 05h59 heure locale (21h59 heure française) à une profondeur d’une dizaine de kilomètres dans le nord-est du Japon. Il a été ressenti jusqu’à Tokyo

Japon : Un séisme suivi d’un tsunami ravive le souvenir de la catastrophe de Fukushima

J’ai ordonné aux ministres de relayer les informations et d’agir promptement en cas de dégâts.

A d’emblée déclaré le Premier ministre Shinzo Abe à la presse, actuellement en déplacement en Amérique du Sud.

Deux heures après, un tsunami  avec des vagues de 1,4 m a été mesuré sur la côte de Sendai (préfecture de Miyagi) et notamment au niveau des centrales Fukushima Daiichi, gravement touchée en 2011, et Fukushima Daini distante de 12 km selon la compagnie Tepco (Tokyo Electric Power) qui gère le site.

Des ordres d’évacuation ont été donnés par plusieurs localités pour un total de quelque 100.000 personnes :

La côte est extrêmement dangereuse : n’allez ni en mer, ni à proximité, jusqu’à la levée de toutes les alertes et avis.

A recommandé un responsable de l’agence de météo lors d’une conférence de presse diffusée par la chaîne NHK.

Après avoir émis une alerte pour un risque de tsunami de trois mètres, l’agence de météo a abaissé le seuil à un simple avis de risque environ quatre heures après la première secousse suivie de plusieurs répliques.

L’ensemble de ces avertissements a ensuite été levé, un peu moins de sept heures après le tremblement de terre initial.

Aucun problème n’a été détecté dans l’immédiat, a précisé un porte-parole de Tepco :

Il n’y a pas d’irrégularités changement dans les niveaux de radiation.

Auparavant, la compagnie qui gère les installations nucléaires avait indiqué qu’un système de refroidissement de la piscine de combustible usé du réacteur 3 de la centrale Fukushima Daini avait été stoppé, mais son fonctionnement a été rétabli peu après.

Une cellule de crise a été ouverte par le gouvernement japonais pour recueillir des informations et donner des instructions aux secours, aux localités et à leurs habitants.

Les Japonais sont encore profondément marqué depuis le tsunami de mars 2011, consécutif à un séisme de magnitude 9. Celui-ci avait tué 18.500 personnes et provoqué une catastrophe à la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, où les coeurs de trois réacteurs (sur six au total) étaient entrés en fusion, provoquant le déplacement de dizaines de milliers de personnes.

Depuis, le site est extrêmement fragilisé et un nouveau tsunami est le danger le plus redouté.

Publié le mardi 22 novembre 2016 à 10:18, modifications mardi 22 novembre 2016 à 9:47

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