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Japon : Une entreprise crée des poupées gonflables en forme d’enfants

Aujourd’hui sur Internet, il est possible de se procurer des poupées gonflables qui ont la taille de petites filles âgées de 5 à 10 ans. Des objets considérés comme objets sexuels qui font scandale. Ces poupées peuvent séduire des acheteurs aux pulsions pédophiles.

Après des modèles femmes, voici les poupées gonflables au corps d’enfant qui mesurent entre 1 et 1,5m. Soit la taille d’une fille âgée de 5 à 10 ans. D’autres poupées vont plus loin en ayant des allures d’adolescentes. En Angleterre, ces poupées ont déclenché un scandale repéré par une association Dinning For Dignity. En effet, des achats avaient été effectués depuis ce site en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Une pétition a même été créé pour que le site soit fermé.

Mais d’autres sites continuent à en vendre, notamment au Japon. C’est le journal britannique Mirror qui a consacré tout un article. En effet, le journal dénonce le fait que ces poupées aient été achetées et importées par des Anglais de manière légale à Trottla, un site japonais. Sur Trottla, de nombreuses poupées-enfants et adolescentes sont en vente. Elles sont prises en photo sous tous les angles, dans différentes poses, habillées ou dénudées. Ainsi les clients peuvent faire leurs choix et acheter des objets selon des thématiques. Mais beaucoup se posent la question de savoir si ce n’est pas dangereux. Un psychiatre français, spécialisé sur la pédophilie, a répondu à ce sujet.

Dans le cas d’image pédopornographiques, ce sont des actes réels qui sont filmés, ce sont des gens qui abusent d’enfants derrière la caméra. Donc celui qui consomme de l’image pédopornographique est complice d’un vrai malfaiteur.

Mais est-il possible de vendre et acheter ces objets à l’effigie d’enfants représentant des actes pédophiles en France ? Un avocat pénalisée français répond à la question.

En France, à ma connaissance, la question ne s’est jamais posée pour de telles poupées mais la loi française a été pensée dans le but de ne rien laisser passer.

Mais la loi est encore plus stricte depuis un arrêt rendu par la Cour de Cassation en septembre 2007 après une affaire d’une cassette vidéo de manga japonais à image pédophilie.

En application de la loi du 17 juin 1998, qui a étendu l’objet du délit à toute représentation d’un mineur, les images non réelles représentant un mineur imaginaire, telles que dessins ou images résultant de la transformation d’une image réelle entrent dans les prévisions de ce texte.

Ainsi, pour l’avocat pénalisée, une poupée “qui représente une mineure pourrait donc tomber sous le coup de cet arrêt”. Donc, ceux qui produisent, diffusent et achètent peuvent être condamnés par la loi française. Mais, au Japon, le fondateur du site considère ses produits inoffensifs et considère rendre service. Il explique avoir créé ces poupées pour concilier ses pulsions pedophiles et sa nécessité de protéger les enfants.

Nous devons accepter qu’il soit impossible de changer quelqu’un. J’aide les gens à exprimer leurs désirs, de manière légale et éthique.

Il souligne, également, que des clients le remercient de les empêcher de “commettre un crime”. Malgré le scandale, il reste persuadé que ses poupées aident certains acheteurs. Mais un chercheur de l’école de médecine a considéré que ces poupées peuvent “renforcer” les idées pedophiles de certains acheteurs.

Publié le mardi 23 août 2016 à 11:38, modifications mardi 23 août 2016 à 11:41

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